28.10.2009

13e Coordination Nationale des Université (Nanterre, 27 octobre 2009) : MOTIONS

SauvonsLUniversite.com

Communiqué de presse

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.

Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.

Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en oeuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.

Motion n°1

La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :

Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.

Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.

Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.

Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.

Motion n°2

La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009, en particulier son appel à la mobilisation. Comme la CNFDE, la CNU réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.

Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d’État.

Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en oeuvre pour l’empêcher.

Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

Elle réaffirme son attachement au service public d’État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, elle appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM.

En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Motion n°3

La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.

La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.

La Coordination exige :

- La suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », et l’abrogation rapide de cette loi.

- Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.

- L’arrêt des interventions de services et directions « des ressources humaines » dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.

- La liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de recherche original.

Motion n°4

La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais :

- des fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant l’indépendance du service public ;

- des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;

- d’un budget en trompe-l’oeil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;

La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.

27.10.2009

Où fout le camp le CNRS et où va la recherche française ? Daniel Steinmetz, élu SNTRS-CGT au CNRS

cnrs_02.gifSauvonsLUniversite.com - Ce texte a été envoyé par l’auteur aux listes SLR et Coord. des Labos. Il vient en écho fort au verbatim du colloque des 70 ans du CNRS.

Le 19 novembre, pour les 70 ans du CNRS, la ministre et la direction du CNRS ont signé le Contrat d’objectif. On pouvait croire que cette signature scellait pour deux ou trois ans (pas plus, n’ayons pas d’illusions) la situation du CNRS, pas encore totalement éclaté, pas encore totalement vidé de ses fonctionnaires, bref une situation d’entre deux, une presque armistice obtenue après trois ans de bagarre avec un pouvoir le plus dur et le plus obstiné que nous avions en face de nous depuis très longtemps.

Mais, que se passe t il ? Nous attendions pour la mi-septembre la sortie de deux décrets, celui portant sur les nominations au CA du CNRS et celui sur le statut de l’organisme (le décret cadre). Aucun de ces deux décrets n’est encore publié. Sans personnalités nommées, pas de conseil d’administration. Celui-ci était prévu pour le 29 octobre, on l’a reporté à une date ultérieure, probablement le 4 novembre mais là encore suspense…

Déjà, on annonce aux 4 élus des personnels que le délai de 2 semaines pour convoquer le CA et lui communiquer les dossiers ne sera pas respecté pour clause d’urgence ! On peut faire des hypothèses sur ce retard ; une explication plausible : des désaccords sur la liste des nommés entre le ministère et la direction du CNRS. En tout état de cause, seule certitude : tout sera fait pour mettre en payement la prime d’excellence scientifique dès décembre 2009 au moins pour les médaillés ; il s’agit de ne pas décevoir le ministère.

Le décret cadre n’est lui aussi toujours pas publié. Là aussi une explication quasi certaine : le conseil d’Etat n’a pas accepté la variante dans le type de direction qu’avait proposé la présidence du CNRS : un président à qui on laisse le choix de se nommer lui-même PDG ou bien de rester président en nommant un directeur général. Un tel imbroglio statutaire a été refusé par le Conseil d’Etat qui a imposé un PDG. Mais d’après nos informations, l’équipe en place resterait jusqu’au terme de son mandat c’est-à-dire le 15 janvier 2010 et ne serait pas obligée de laisser sa place à la publication du décret.

Pour le CNRS c’est une situation de quasi vacance du pouvoir. Le seul à être sur de son avenir, c’est le secrétaire général [A. Resplandy-Bernard, note de SLU] qui a été renommé pour trois ans au printemps dernier. Cette situation d’une direction du CNRS sans scientifique mais avec un énarque dévoué à sa tête ne doit pas déplaire au gouvernement.

D’autant plus qu’en ce moment tout s’accélère et se précise. Regardez rapidement sur le site de l’Elysée la vidéo du discours que Sarkozy vient de prononcer ce 26 octobre devant les industries de santé. La recherche publique sera mise à leur service au moyen d’une Alliance dont la gouvernance sera intégrée dès cette année malgré les réticences de certains (suivez le regard, il va vers le CNRS). C’est la mise au service d’un secteur qui surfe en ce moment sur 25% de taux de profit au motif que les années à venir verront la concurrence accrue des génériques. L’Inserm annonce déjà le recrutement conjoint de ses chercheurs avec ceux du CNRS.

Sanofi est très clair, la preuve du concept ( cad la preuve de l’efficacité du médicament) doit être à la charge du secteur public. Regardez l’article Trautman Bodin sur le site de SLR ou la déclaration SNTRS CGT Sanofi sur le site du SNTRS-CGT.

Bref au moment où le CNRS fout le camp, la recherche va dans le sens d’un pouvoir clairement à la solde du grand capital (pour employer une expression consacrée)

D. Steinmetz, élu SNTRS-CGTau CA du CNRS

Motions de la 5e Coordination Nationale de la Formation des Enseignants

Coordination-fde.org - Appel à la mobilisation

La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.

Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d’État.

Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.

Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

Elle réaffirme son attachement au service public d’État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Motion

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d’État. Le désengagement de l’État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l’Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.

Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
- une dégradation de la formation initiale,
- un affaiblissement de la formation continue,
- la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
- la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
- le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d’État.

La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement » :
- prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
- réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
- conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
- introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l’Éducation nationale,
- sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.

En conséquence, la coordination exige :
- le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
- le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
- le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
- le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec - le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
- le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
- un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
- le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.

Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
- le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
- que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-proposition s, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.

Textes adoptés à l’unanimité.

05.10.2009

Compte-rendu de la 12e CNU

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23.09.2009

Les nouvelles conditions de recrutement des personnels enseignants et d'éducation

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Appel de Strasbourg du 11 septembre 2009

StrasbourgEnLutte.com - Le 11 Septembre 2009, la lutte universitaire continue sur Strasbourg ! Aujourd’hui, la présidence inaugure une plaque de l’université unique, symbole de la LRU et de la privatisation des services publics, signée par Pécresse et le président de l’université. A cette occasion, des étudiants, des personnels et des enseignants se sont rassemblés afin d’affirmer leur volonté de poursuivre un mouvement social, et de défendre une éducation libre, gratuite et ouverte à tous. La forte mobilisation, notamment des L1, et l’unité des différents acteurs de l’université ont fait de cette action un succès et par la même, ont permis de dissiper toute crainte sur la non-reprise d’un mouvement. L’appel qui suit à été lu lors de cette action, il est destiné à toutes les universités françaises.

Appel de Strasbourg du 11 Septembre 2009

Depuis le 1 janvier 2009, on veut nous faire croire que l’Université de Strasbourg est devenue autonome, alors, qu’en réalité, elle est devenue de plus en plus dépendante de la loi du Marché et de moins en moins financée par l’Etat. On voudrait aujourd’hui, 11 septembre 2009, nous faire croire que tout va pour le mieux et que les acteurs du monde universitaire sont ravis.

Grâce à la LRU, le savoir devient une marchandise. Les capitaux privés interviennent au sein de l’UdS par le biais de la Fondation, dont l’objectif déclaré est de “vendre l’ensemble de l’Université” (DNA 13/05/09). La masterisation casse la formation des fonctionnaires, afin de fragiliser leur statut, pour en faire des vacataires toujours plus précaires. Les nouveaux programmes contiennent des projets professionels obligatoires, destinés à rendre les étudiants et leurs fillières plus rentables.

Grâce à la LRU, la Fac devient petit à petit une entreprise. Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises influencent déjà le contenu des formations, à l’exemple de la licence et du master en management “supermarché Match”.  Le président Beretz, dont la prime annuelle a augmenté jusqu’à 40000€, siège avec les pleins-pouvoirs et exerce sa politique arbitraire sur l’Université. Le conseil d’administration est de moins en moins représentatif en personnels et en étudiants, mais il est ouvert à des personnalités extérieures tel que le président du Medef local. Cette nouvelle logique entrepreneuriale entraîne déjà répressions, licenciements et rétrogradations.

A peine autonome, l’Université se trouvait déjà en grève. On essaie aujourd’hui de nier les mouvements sociaux que les universités ont connus dès 2007.

A travers toute l’Europe ces dernières se sont mobilisées, et se mobilisent encore contre le processus de Bologne, à l’origine de la LRU en France, de la loi LOU en Espagne etc…

Tout ce processus s’inscrit dans une même logique de privatisation qui touche tous les secteurs publics , de l’hôpital à la poste, en passant par l’éducation de la maternelle à l’Université. Et quand ce n’est pas la privatisation, c’est l’exigence de rentabilité à court terme qui s’immisce dans les services publics et impose des pratiques entrepreneuriales et managériales.

Au niveau mondial c’est l’Accord General sur le Commerce des Services signé en 1995 par l’OMC, qui contraint tous les pays membres de l’OMC à privatiser 160 secteurs d’activité publique (dont l’éducation, la santé, la poste etc..).

 

Non monsieur Beretz, nous ne sommes pas dupe du rôle que vous tenez, avec tous les présidents d’universités devenues autonomes. Nous appelons donc en conséquence toutes les universités de France et d’Europe, à se remobiliser, car nous ne céderons pas,  et non! l’université ne sera pas une entreprise dont nous serons les clients pour finir exploités sur le marché du travail.

Face à cette contestation sociale, la répression administrative au sein de l’université ne se fait pas attendre, à l’exemple de l’université de St Etienne, qui menace neuf étudiants grévistes d’interdiction d’inscriptions dans l’enseignement supérieur. Face à ces méthodes inacceptables nous apportons notre soutien aux étudiants et personnels sanctionnés.

Les étudiants en lutte.

17.09.2009

Appel pour la prochaine Coordination Nationale des Universités le 30 septembre prochain

SauvonsLUniversite.com

L’université Paris 8 a le plaisir d’accueillir la prochaine CNU mercredi 30 septembre 2009.

L’ordre du jour proposé pourrait être le suivant :

Matin : informations sur la situation en cette première rentrée LRU
- synthèse sur les textes officiels publiés pendant l’été
- point général sur la situation dans les universités et bilan des actions menées pour cette rentrée

Après-midi : perspectives
- Modes d’action et calendrier

Afin de la préparer, le comité d’organisation demande à l’ensemble des universités :

- d’organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre pour désigner des mandatés.

Dans le cas où ces AG ne pourraient avoir lieu, le comité d’organisation propose que la CNU accueille également les membres de la communauté universitaire volontaires qui participeront aux débats sans pour autant être comptabilisés pour les votes éventuels

Merci de vous inscrire en envoyant un courriel à l’adresse cnu30septembre.mandat@gmail.com en nous précisant le mode de désignation retenu

- de nous faire parvenir des bilans relatifs aux sujets suivants :

1* première rentrée LRU à l’adresse cnu30septembre.rentree@gmail.com

2* répression administrative et judiciaire à l’adresse cnu30septembre.repression@gmail.com

3* remontée des maquettes à l’adresse cnu30septembre.maquette@gmail.com

4* organisation de la modulation des services à l’adresse cnu30septembre.modulation@gmail.com

5*mise en place des entretiens professionnels à l’adresse biatossparis8@gmail.com

- d’envoyer les propositions de points à ajouter à l’ordre du jour à l’adresse suivante prepacnuparis8@gmail.com

Information pratiques :

CNU - 30 septembre A partir de 9h30 Amphi D de l’université Paris 8 2 rue de la liberté 93200 Saint-Denis Métro : Saint-Denis université contact : prepacnuparis8@gmail.com

15.09.2009

Formation universitaire des maîtres : communiqué de l’Association « Reconstruire l’Ecole » (14 septembre 2009) (Sauvons L'Université)

 

SauvonsLUniversite.com - L’Association « Reconstruire l’Ecole » prend acte des décrets sur le nouveau dispositif de formation des maîtres tels qu’ils ont été publiés au JO du 28 juillet 2009.

Elle constate que le mouvement du printemps dernier, inédit par son ampleur et sa durée, a permis d’importantes avancées sur ce dossier :

- L’agrégation est maintenue en dehors du cadre de la « mastérisation ».
- Les certifiés stagiaires ne seront plus employés à temps plein.
- Toute référence à d’éventuels « masters d’enseignement » a disparu.
- Les étudiants bénéficient de 3 ans pour obtenir l’ensemble master+ concours

Nous considérons que ce dispositif doit être amélioré en ce qui concerne l’année de stage et que la charge d’enseignement y est encore trop lourde. Nous proposons : 1/3 d’enseignement en responsabilité, 1/3 de pratique accompagnée et 1/3 de formation complémentaire. Ces deux derniers tiers sont d’autant plus indispensables que beaucoup de lauréats, en particulier les candidats libres, n’auront effectué aucun stage avant leur réussite au concours.

Les trois critiques que nous adressions aux « masters d’enseignement » et qui ont été reprises par le mouvement universitaire de l’an dernier restent évidemment inchangées :

- Il y aurait une masse énorme de « reçus-collés », constituant une « armée de réserve » d’enseignants précaires qui finirait par mettre en cause l’existence même des concours. Cette idée d’une « professionnalisation en amont » est particulièrement absurde : dans aucun autre cursus, ni en France ni à l’étranger, on ne professionnalise 10 fois plus d’étudiants qu’il n’y a de débouchés possibles dans un secteur.
- Ces masters d’enseignement ouvriraient la porte à une dénaturation du caractère disciplinaire des concours.
- Dans de nombreuses disciplines, en particulier en lettres et sciences humaines, ces masters « professionnels » videraient les actuels masters-recherche. La plupart des universités deviendraient alors des sortes de « community colleges », s’arrêtant à la licence et devraient même renoncer, faute de masters, à préparer l’agrégation.

C’est pourquoi nous défendons les sept revendications suivantes :

1. Il faut garantir le caractère disciplinaire des futurs concours du secondaire. Nous appelons l’ensemble des Associations de spécialistes et Sociétés savantes à peser de tout leur poids en ce sens.

2. Il faut continuer de refuser les « masters d’enseignement ». La politique de « non-remontée des maquettes » doit donc être maintenue, y compris contre les instances universitaires concernées (présidence, conseils centraux, « comités de pilotage » ad hoc). Il revient aux différentes UFR d’exclure toute collaboration à des masters de ce type, rendant ainsi impossible leur mise en place.

3. Il faudra réaménager les actuels masters-recherche dont le volume horaire (3 séminaires de 2 heures dans la plupart des cas) est du reste très insuffisant. Outre ces séminaires, qui doivent être maintenus, il faut donc assurer un enseignement complémentaire des fondamentaux de la discipline, qui sont loin d’être aujourd’hui maîtrisés par l’ensemble des licenciés. Il faudra enfin hisser ces nouveaux masters au niveau de la « spécialité », ce qui n’est généralement pas le cas en ce moment, de façon à y aménager clairement des parcours distincts en fonction des choix professionnels des étudiants (doctorat, CAPES, agrégation, éventuellement d’autres orientations). Dans l’immédiat, il convient de mettre en place un jeu d’options (davantage de recherche ou davantage de fondamentaux de la discipline) pour garantir au mieux le libre choix par les étudiants de leur avenir professionnel. Les problèmes budgétaires liés à ce renforcement des masters peuvent être résolus d’une part grâce au transfert aux UFR de l’intégralité des sommes aujourd’hui alloués aux IUFM pour la préparation des concours, d’autre part grâce à la forte augmentation du nombre d’étudiants inscrits en master et enfin par la mutualisation d’une partie des enseignements destinés aux étudiants de master, aux candidats au CAPES et aux candidats à l’agrégation.

4. La préparation des concours doit se faire en dehors des masters, sur le modèle du dispositif maintenu pour l’agrégation. Dans le cas où ces enseignements seraient partiellement communs, leur évaluation aurait lieu sur des critères différents, comme c’est d’ailleurs déjà le cas dans de nombreuses universités ou à l’ENSLSH de Lyon. Les étudiants qui voudraient présenter le CAPES en M2 recevraient donc un enseignement en partie spécifique, ne donnant pas lieu à une évaluation universitaire (en particulier pour les candidats qui effectueraient des stages dans les établissements scolaires) sur le modèle de ce qui se fait, par exemple, dans le master « Philosophie et sociologie » de l’université de Paris I. C’est pourquoi nous nous félicitons de ce que les décrets du 28 juillet garantissent le bénéfice du concours pendant un an. Au cours de cette année supplémentaire, les lauréats des concours pourront finir (ou éventuellement entreprendre) les études correspondant à la deuxième année de master. Il est d’ailleurs probable que la majorité des étudiants choisiront d’inverser les priorités et préfèreront obtenir d’abord un master complet avant de se lancer dans la préparation des concours.

5. Pour compenser les frais que suppose le prolongement des études et s’il n’est pas possible de rétablir des pré-recrutements sur le modèle des anciens IPES, il faut augmenter le nombre et le montant des bourses et/ou des allocations (sur critères à la fois académiques et sociaux) dans des proportions très supérieures à ce qui est aujourd’hui prévu.

6. L’année de stage, dont il n’est pas question dans les décrets du 28 juillet, doit être aménagée selon le modèle précédemment décrit des « trois tiers ».

7. Les séminaires inclus dans les nouveaux masters disciplinaires doivent être conçus comme une initiation à la recherche. La recherche proprement dite doit se mener en troisième cycle. Il faut donc que les doctorants puissent suivre, en plus de leur travail de thèse, de véritables « cours de doctorat », donnant lieu à l’attribution de crédits ECTS sur le modèle des cours de PhD aux Etats-Unis, qui est aujourd’hui généralisé dans le monde entier. C’est le seul moyen de donner la consistance nécessaire au troisième cycle, désormais amputé du DEA, puisque ce niveau D, où se mesure l’excellence universitaire selon tous les critères internationaux, est aujourd’hui devenu une pure fiction, en particulier dans le domaine des Lettres et sciences humaines.

A Paris, le 14 septembre 2009

Contact presse : Pedro Cordoba, tel : 01 48 92 16 28, courriel : pedrocor@club-internet.fr

08.09.2009

Décret n°84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences. Version consolidée au 01/09

 

 

 

 

SauvonsLUniversite.com - Lire ce décret (qui résulte notamment des modifications du 23 avril 2009) sur le site de Légifrance

Rencontre avec la Ministre : le bien-fondé de nos critiques … Communiqué du Snes-Up (7 septembre 2009) (Sauvons L'Université)

 

SauvonsLUniversite.com - Le 7 septembre, une délégation composée de Stéphane Tassel, Michelle Lauton, Marc Neveu, Noël Bernard et Sylvie Plane, a été reçue par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, accompagnée de Dominique Marchand, Thierry Coulomb et Carole Moinard.

A la veille d’une rentrée universitaire singulière, faisant suite au mouvement exceptionnel de l’hiver et du printemps derniers, le SNESUP a porté l’analyse lucide de la communauté universitaire opposée aux réformes que le gouvernement tente de lui imposer.

La Ministre persiste à nier les dysfonctionnements lors des recrutements des enseignants chercheurs avec les comités de sélection et des ATER par les conseils scientifiques et, souvent, des structures ad hoc. Elle s’est seulement engagée à transmettre les résultats de l’étude menée par le comité de suivi LRU sur cette question.

La ministre, qui en juillet niait en bloc les problèmes soulevés par le SNESUP, a reconnu le bien-fondé de nos critiques sur plusieurs points :

- Concernant l’équivalence de traitement TP=TD, Valérie Pécresse a émis le souhait que soit trouvée dans le budget 2010 une "traduction budgétaire spécifique", dédiée à cet effet. Aucun élément chiffré n’a été communiqué.

- Sur la nécessité de voir traiter les inversions de carrière générées par l’application des décrets classement et enseignants-chercheurs touchant de son propre aveu, plus de 2000 collègues, la ministre s’est dite "sensible au problème" et "prête à avancer" sur l’élaboration d’une solution.

- Pour cette année de transition, le SNESUP a demandé que l’inscription en IUFM vaille inscription en M1 (conformément à l’engagement pris en juin dernier par X. Darcos et V. Pecresse) ; la ministre a indiqué qu’elle donnerait aux recteurs et aux présidents d’université des instructions en ce sens et qu’une note figurerait sur le site du ministère. Elle a précisé qu’aucun frais supplémentaire ne pourrait être demandé aux étudiants déjà inscrits à l’IUFM. Le SNESUP a demandé que les stages déjà prévus dans les plans de formation IUFM fassent office de stages 108 h ; la ministre a pris position en ce sens pour les étudiants inscrits en IUFM et titulaires uniquement d’une Licence.

Quant à l’avenir des IUFM, la ministre a avancé une piste d’école interne consacrée à la formation initiale et continue des enseignants, tout en prenant bien soin de ne pas interférer avec l’autonomie des établissements. Le fléchage des moyens pour les IUT comme pour les IUFM est rejeté au nom de l’autonomie des établissements.

Les deux points (TP=TD, inversion de carrière) sont maintenant soumis à arbitrage budgétaire et/ou interministériel …

Le SNESUP appelle les collègues à débattre de la situation dans les établissements à la rentrée et des réponses de la Ministre.

Voir aussi le communiqué du ministère

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