28.02.2009

Manif littéraire des étudiants en grève à Strasbourg (DNA)

L'université de Strasbourg toujours en grève (Manif du 19 février)


AFGES : Appel au déblocage de l'UDS (TV Campus)

Valérie Pécresse devant les syndicats et les présidents d'université (La Tribune)

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LaTribune.fr - La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, avec la médiatrice Claire Bazy-Malaurie, a reçu les présidents d'universités et les syndicats d'enseignants ce vendredi pour retravailler le statut des enseignants-chercheurs, l'un des points du conflit dans les universités en France.

Cette rencontre sera suivie d'autres réunions destinées "à poursuivre l'avancée vers le cadrage du texte réécrit", a indiqué la Conférence des présidents d'université dans un communiqué.

Concernant le fameux décret à l'origine de la contestation, qui vient en application de la loi sur l'autonomie des universités du 10 août 2007, le Premier ministre François Fillon a affirmé mercredi qu'il serait "entièrement réécrit", une manière d'enterrer le texte envoyé au Conseil d'Etat par la ministre de l'Enseignement supérieur. Prenant la main sur le dossier après trois semaines de conflit, François Fillon a également promis mercredi qu'aucune suppression d'emplois d'enseignant-chercheur n'interviendrait en 2010 et 2011 et que les postes supprimés en 2009 (au nombre de 900) seront compensés.

Tout en prenant acte de ce premier pas, les syndicats et collectifs engagés dans le conflit estiment que le gouvernement est encore très loin des demandes, notamment sur le démentèlement des instituts de recherche et la réforme de la formation des enseignants.

Les critiques du président Nicolas Sarkozy sur le monde de la recherche le 22 janvier sont encore dans les mémoires et nombre d'organisations voudraient contraindre le gouvernement à une négociation en bonne et due forme.

De plus, la Coordination nationale des universités demande désormais l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, une exigence rejetée par Valérie Précesse.

Jeudi, entre 17.000 enseignants-chercheurs et étudiants, selon la police, et 33.000, selon les organisateurs, ont a nouveau défilé hier dans toute la France;

Les manifestants étaient entre 3.800 (police) et 10.000-12.000 (organisateurs) à Paris, entre 2.800 et 7.000 à Toulouse, entre 2.500 et 4.000 à Lyon. Des manifestations ont eu lieu également à  Grenoble, Rennes, Nantes, Caen, Montpellier, Strasbourg, Lille, et, dans une moindre mesure, à Besançon, à Metz, au Mans.

Malgré quelques signes d'essouflement du mouvement, les syndicats et collectifs ont pour la plupart maintenu leurs appels à manifester les 5 et 10 mars. En outre, sept fédérations de l'Education appellent à la grève le 19 mars, à l'occasion de la prochaine journée d'action interprofessionnelle.

27.02.2009

IMPORTANT : Motions votées à la coordination nationale du 20 février 2009

Motion 1

« De la maternelle au supérieur »
Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des
établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence
des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre
de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du
secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci
est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de
recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des
disciplines et des statuts nationaux.

La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot
d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».
Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce
mot d’ordre début mars.

Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les
organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la
recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées.
Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des
maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du
14 mars à Montpellier.



Motion 2

"Pour une nouvelle loi"
La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche
et l’arrêt immédiat de leur mise en oeuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi
doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche
dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être
conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS,
les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après
consultation et de véritables négociations.


Motion 3

- le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)
- la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels
(revalorisation du point d’indice et intégration des primes dans les salaires)
- le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants
- la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.
- le retrait des trois réformes contestées
(projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral
unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la
restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois.


Motion 4

« Solidarité avec les étudiants »
La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son
soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la
plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.
Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur
prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).

Calendrier national

5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas
satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges
administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-
Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats
électifs.
6 mars : Prochaine AG de la Coordination nationale à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-
Vallée).
10 mars (ou 11 mars) (à préciser) : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.
12 mars : Appel à soutenir et à participer à la Coordination Nationale des laboratoires.
19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et
interprofessionnelle.

Semaine du 1er mars : occupation de l'Institut Lebel

L'AG UNITAIRE du jeudi 26 février 2008 a décidé l'occupation de l'Institut Lebel à partir du lundi 30 février.

Voyage organisé des Sciences historiques pour la manifestation du 10 ou 11 mars 2009 (Date à préciser)

10 MARS: Manif nationale à Paris! Voyage en bus organisé pour les sciences historiques. Comptez 10 à 20 € / personne. Ecrivez un mail si vous voulez venir à ucr.etudiants@gmail.com ou directement aux professeurs à travers leur courriel: coordinationjanvierufr.sh@gmail.com

La mobilisation faiblit sans plier (20 Minutes)

20Minutes.fr - Ils étaient nettement moins nombreux que lors des précédents défilés. Mais les opposants aux réformes dans l'enseignement supérieur ont gardé toute leur détermination. C'est le message que 800 d'entre eux ont voulu faire passer hier après-midi à Strasbourg. « Notre mouvement est parti pour durer. C'est ce que l'on ressent dans toute la communauté universitaire, assure Daniel Viville, chercheur au CNRS. Là, ce sont les vacances, mais la mobilisation va reprendre de plus belle en mars, avec un appel national à manifester. »

Parmi les manifestants, Patrick, étudiant, est convaincu « qu'un rapport de force est en train de se constituer ». Et l'annonce faite mercredi par le Premier ministre, François Fillon - une réécriture complète du décret relatif au statut des enseignants-chercheurs et des aménagements concernant la réforme de la formation des maîtres - n'a pas gommé le mécontentement. Celui-ci se cristallise autour de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Lors d'une assemblée générale qui a réuni hier étudiants, enseignants-chercheurs et autres personnels (Biatos), un appel unitaire à l'abrogation de la loi a été lancé. L'occupation d'un amphithéâtre et du hall de l'institut Le Bel (chimie) a aussi été décidée, alors que le Patio pourrait être débloqué afin de pouvoir y effectuer des travaux pendant les vacances. Enfin, outre les suppressions de postes prévues dans leurs rangs cette année, les personnels Biatos dénoncent une précarisation grandissante. Selon David Romieux, un de leurs représentants, « il y a de moins en moins de titularisations et de plus en plus de contractualisations de courte durée ».

Universités : le mouvement de protestation marque le pas (Le Monde)

Découvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.

flyv
27.02.09 | 12h22
Si ca peut faire plaisir au Monde un titre qui décrédibilise ce mouvement exmplaire ! Ce titre est un voeu pieux !

Candide
27.02.09 | 11h39
Normal, c'est les vacances. On ne peut pas être en même temps à Paris pour défiler et dans les Alpes pour glisser !

Martin C. P.
27.02.09 | 11h08
Pas d'accord avec l'article. Je suis chercheur et comme la plupart de mes collègues universitaires, extrêmement "mobilisé" par les réformes en cours et la façon dont elles sont renégociées. Il y va de l'avenir de la science française à moyen terme, et donc de la France tout court à long terme (moi j'ai un bon diplôme, je m'en sortirai, merci). Je suis déjà allé manifester 2 fois, et la manif d'hier en pleines vacances avait peu de chances d'être suivie. Je suis donc resté travailler. Cette fois.

DD
27.02.09 | 10h46
Pour info : la zone C est en vacances. Pendant une semaine, les labos, universités, écoles sont fermés ou tournent au ralenti. Ceci expliquera cela ! Titre trompeur.

Irnerius
27.02.09 | 10h38
J'ai parcouru hier le campus central de l'université de Strasbourg et discuté avec les quelques étudiants qui occupaient le hall de l'ex-université Marc Bloch. Oui, le mouvement semble marquer le pas ! Pourtant le compte n'y est pas : aucune discussion sur la réforme des points négatifs de la LRU (le rapport du comité de suivi n'est toujours pas public), aucune discussion prévue sur une réforme de fond des universités http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/02/19/creer-480-les/

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