27.09.2009

AG

Assemblée des étudiants de Strasbourg : mardi 29 septembre 2009 : 12h30 - 14h30 : Patio - Amphi 1.

Communiqué en soutien aux étudiants de Saint-Etienne (StrasbourgEnLutte.com)

StrasbourgEnLutte.com - ILS NOUS ACCUSENT !

Le printemps 2009 a été marqué par la plus longue grève que l’Université française ait connue dans son histoire. Les étudiant-e-s et les personnels de l’université, mobilisé-e-s contre les lois Pécresse, combattent depuis plus de deux ans maintenant des réformes qui menacent gravement l’université publique.

A Saint-Etienne, en convoquant le 28 septembre, en conseil de discipline, 9 étudiant-e-s gréviste, sélectionnés de manière arbitraire, la présidence de leur Université vient de franchir une nouvelle étape dans la logique répressive.

Les sanctions peuvent aller jusqu’à l’exclusion de tous les établissements d’enseignement supérieur pendant 5 ans.

Nous exigeons l’abandon de toutes les procédures en cours et de toute forme de sanction à l’encontre de ces étudiant-e-s.

L’opération de répression administrative enclenché par le ministère est d’envergure nationale. Aujourd’hui, 9 étudiant-e-s sont convoqué-es en conseil disciplinaire à

Saint-Etienne, 10 à Paris, 16 à Tours, et un enseignant à Toulouse ..

A Strasbourg, 6 personnes sont convoqué-es.

La logique est claire : criminaliser toute lutte sociale et détruire la grève.

En soutien à nos camarades de Saint-Etienne, à celle-ux qui se sont battu-es, et qui se battent encore pour l’Université :

RASSEMBLEMENT

LUNDI 28 SEPTEMBRE

A 12H DEVANT LE PATIO

23.09.2009

Les nouvelles conditions de recrutement des personnels enseignants et d'éducation

CLIQUEZ ICI

Valérie Pécresse annonce un bon cru pour les universités (18 septembre 2009) (Libération)

6a00e5500b4a6488330120a5d4d34c970c-150wiSciences.blogs.liberation.fr - Hier, Valérie Pécresse a tenu une conférence de presse pour la rentrée universitaire. Elle a insisté sur le presque arrêt de la baisse des inscriptions en première année à l'université. Et présenté des chiffres quasi mirobolants sur le financement de l'enseignement supérieur.

D'après la ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : «Au regard des prévisions d’inscriptions en première année à la date d’aujourd’hui, les chiffres montrent que nos universités résistent à la baisse tendancielle du nombre des étudiants dans notre pays : alors que les inscrits à l’université ont baissé de 10% sur les 5 dernières années, cette baisse semble se stabiliser cette année à – 0.5%. Après le mouvement qui a perturbé un certain nombre d’établissements au printemps dernier, il n’y pas eu d’évitement des universités par les bacheliers. Les jeunes français continuent de croire en l’université.» A cette stabilisation des premières inscriptions à l'université, il faut ajouté les légères hausses de celles en IUT (plus 1%) et en classes préparatoires aux grandes écoles (+2,5%).

Cette annonce est à prendre avec un peu de précaution, il s'agit en effet non des inscriptions définitives, toujours en cours, mais des pré-inscriptions réalisées avec la plate-forme internet Admission Post Bac. Ce système, qui ne peut être totalement exempt de bugs ou erreurs a manifestement joué un rôle positif. Les chiffres annoncés par la ministre sont les suivants :

► plus de 133 000 conseils apportés aux futurs étudiants par les universités ;

► plus de 11 millions de connexions au total de la part des candidats, que ce soit pour des demandes de conseils, les préinscriptions, les inscriptions, le suivi du dossier

► 5 voeux en moyenne formulés par étudiant, soit un de plus que l’an dernier ;

► et à quinze jours de la fermeture de la procédure complémentaire, une affectation proposée à la quasi-totalité des candidats passés par la procédure, puisque moins de 1% des dossiers, sur plus de 680 000, sont encore en cours de traitement, et ce plus rapidement que l’an dernier.

La ministre a par ailleurs décrit un paysage universitaire en pleine restructuration, avec le passage à l'autonomie de 60% des universités, la formation de 15 PRES - poles de recherche et d'enseignement supérieur -, la sélection des 12 campus qui bénéfieront du financement issus de la vente des actions d'EDF. A cet égard il faut noter que la ministre a de nouveau réaffirmé que la somme promise de 5 milliards sera atteinte, alors que la vente n'a rapporté que 3,5 milliards... mais sans donner d'informations solides sur la manière dont l'écart serait comblé. La dernière dotation à accorder sera pour Paris intramuros, de 700 millions d'euros... par déduction de celles déjà accordées.

Pour Valérie Pécresse, la remontée du financement des universités serait spectaculaire avec une «dépense moyenne par étudiant ainsi passée de 7210 euros en 2006 à 9132 euros en 2009, une augmentation de 1922 euros depuis 2006.»

Voici le texte de son discours. Et ici l'intégralité du dossier distribué aux journalistes.

Lors des questions réponses, celle sur la mastérisation posée par ma consoeur Véronique Soulé a donné lieu à un discours assez lénifiant sur le thème de l'apaisement... alors que Valérie Pécresse a soigneusement évité le principal sujet de discorde : le calendrier du concours de recrutement. La position de sa première phase d'admissibilité en fin de M1 ou durant l'année de M2 constitue manifestement le point de conflit majeur si l'on en croit les rapports (Maurois et Filâtre) publiés cet été.

Valérie Pécresse veut désamorcer la rentrée universitaire (18 septembre 2009) (Les Echos)

LesEchos.fr - Alors que les cours reprennent progressivement dans les facs, la ministre de l'Enseignement supérieur a mis en avant, hier, différentes mesures de soutien à destination des étudiants et des enseignants chercheurs.

Toutes les conditions sont remplies pour une rentrée sereine. » Alors que les cours reprennent dans les universités, Valérie Pécresse s'est efforcée, hier, de rassurer. Alors que l'année écoulée a été marquée par un long conflit, notamment sur le statut des enseignants-chercheurs, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche veut repartir sur de nouvelles bases, affirmant que cette rentrée comprenait une « série de bonnes nouvelles pour les étudiants et enseignants-chercheurs ».

Ces derniers mois, Valérie Pécresse a, de fait, veillé à déminer le terrain, en annonçant plusieurs mesures de soutien. Outre les 3,5 milliards d'euros dévolus à l'opération Campus (lire ci-dessous), son ministère a dégagé de nouvelles enveloppes pour le développement du numérique dans les universités (16 millions), pour les bourses étudiantes (50 millions), tout en accentuant l'effort sur le logement étudiant. « C'est vrai, il y a des efforts réels qui ont été faits, relève Jean-Baptiste Prévost, le président de l'Unef, le principal syndicat étudiant. Mais on doit aller plus loin. »

Dossiers toujours sensibles

Valérie Pécresse a pris également soin de ne pas heurter les enseignants. Si 900 suppressions de postes ont eu lieu dans le budget 2009, la ministre avait annoncé, dès le mois de février dernier, qu'aucun poste ne serait supprimé en 2010 et en 2011. En outre, le « plan de revalorisation des carrières », annoncé en octobre 2008, est opérationnel depuis cette rentrée. Il prévoit notamment d'améliorer le début de carrière des maîtres de conférences, de doubler le taux de promotion des enseignants-chercheurs en trois ans et d'instaurer différentes primes ciblées. Valérie Pécresse sera, aussi, tête de liste UMP en Ile-de-France pour les élections régionales en mars. Pas question pour elle de rallumer la contestation. D'autant que certains dossiers sont toujours aussi hautement inflammables.

l Les enseignants-chercheurs. Suite à la publication du décret, le 25 avril, les présidents d'université ont la possibilité de « moduler »leur service, en augmentant par exemple leurs heures d'enseignement par rapport au temps consacré à la recherche. De même, les enseignants seront désormais évalués tous les quatre ans par le CNU (le Conseil national des universités), constitué de pairs issus de leurs disciplines. Il faudra voir comment cette réforme très contestée sera appliquée sur le terrain.

l L'autonomie. Le 1 janvier dernier, 18 universités ont accédé à des responsabilités et compétences élargies. L'an prochain, 33 autres franchiront cette étape. La loi les rend maîtres de leur budget ainsi que de leur recrutement. De même, des fondations privées peuvent être mises en place, et les universités peuvent devenir propriétaires de leur immobilier. Des changements qui inquiètent les organisations syndicales, promptes à dénoncer une « privatisation » de l'université.

l La mastérisation. Elle permettra, dès la rentrée 2010, de recruter les enseignants du premier et second degré au niveau master (bac + 5). La formation des futurs enseignants se déroulera à l'université, plutôt que dans les IUFM comme cela est majoritairement le cas jusqu'ici. Si le principe est acté malgré les protestations des syndicats, plusieurs points, dont les modalités des concours, doivent encore être discutés.

MAXIME AMIOT, Les Echos

Appel de Strasbourg du 11 septembre 2009

StrasbourgEnLutte.com - Le 11 Septembre 2009, la lutte universitaire continue sur Strasbourg ! Aujourd’hui, la présidence inaugure une plaque de l’université unique, symbole de la LRU et de la privatisation des services publics, signée par Pécresse et le président de l’université. A cette occasion, des étudiants, des personnels et des enseignants se sont rassemblés afin d’affirmer leur volonté de poursuivre un mouvement social, et de défendre une éducation libre, gratuite et ouverte à tous. La forte mobilisation, notamment des L1, et l’unité des différents acteurs de l’université ont fait de cette action un succès et par la même, ont permis de dissiper toute crainte sur la non-reprise d’un mouvement. L’appel qui suit à été lu lors de cette action, il est destiné à toutes les universités françaises.

Appel de Strasbourg du 11 Septembre 2009

Depuis le 1 janvier 2009, on veut nous faire croire que l’Université de Strasbourg est devenue autonome, alors, qu’en réalité, elle est devenue de plus en plus dépendante de la loi du Marché et de moins en moins financée par l’Etat. On voudrait aujourd’hui, 11 septembre 2009, nous faire croire que tout va pour le mieux et que les acteurs du monde universitaire sont ravis.

Grâce à la LRU, le savoir devient une marchandise. Les capitaux privés interviennent au sein de l’UdS par le biais de la Fondation, dont l’objectif déclaré est de “vendre l’ensemble de l’Université” (DNA 13/05/09). La masterisation casse la formation des fonctionnaires, afin de fragiliser leur statut, pour en faire des vacataires toujours plus précaires. Les nouveaux programmes contiennent des projets professionels obligatoires, destinés à rendre les étudiants et leurs fillières plus rentables.

Grâce à la LRU, la Fac devient petit à petit une entreprise. Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises influencent déjà le contenu des formations, à l’exemple de la licence et du master en management “supermarché Match”.  Le président Beretz, dont la prime annuelle a augmenté jusqu’à 40000€, siège avec les pleins-pouvoirs et exerce sa politique arbitraire sur l’Université. Le conseil d’administration est de moins en moins représentatif en personnels et en étudiants, mais il est ouvert à des personnalités extérieures tel que le président du Medef local. Cette nouvelle logique entrepreneuriale entraîne déjà répressions, licenciements et rétrogradations.

A peine autonome, l’Université se trouvait déjà en grève. On essaie aujourd’hui de nier les mouvements sociaux que les universités ont connus dès 2007.

A travers toute l’Europe ces dernières se sont mobilisées, et se mobilisent encore contre le processus de Bologne, à l’origine de la LRU en France, de la loi LOU en Espagne etc…

Tout ce processus s’inscrit dans une même logique de privatisation qui touche tous les secteurs publics , de l’hôpital à la poste, en passant par l’éducation de la maternelle à l’Université. Et quand ce n’est pas la privatisation, c’est l’exigence de rentabilité à court terme qui s’immisce dans les services publics et impose des pratiques entrepreneuriales et managériales.

Au niveau mondial c’est l’Accord General sur le Commerce des Services signé en 1995 par l’OMC, qui contraint tous les pays membres de l’OMC à privatiser 160 secteurs d’activité publique (dont l’éducation, la santé, la poste etc..).

 

Non monsieur Beretz, nous ne sommes pas dupe du rôle que vous tenez, avec tous les présidents d’universités devenues autonomes. Nous appelons donc en conséquence toutes les universités de France et d’Europe, à se remobiliser, car nous ne céderons pas,  et non! l’université ne sera pas une entreprise dont nous serons les clients pour finir exploités sur le marché du travail.

Face à cette contestation sociale, la répression administrative au sein de l’université ne se fait pas attendre, à l’exemple de l’université de St Etienne, qui menace neuf étudiants grévistes d’interdiction d’inscriptions dans l’enseignement supérieur. Face à ces méthodes inacceptables nous apportons notre soutien aux étudiants et personnels sanctionnés.

Les étudiants en lutte.

17.09.2009

Appel pour la prochaine Coordination Nationale des Universités le 30 septembre prochain

SauvonsLUniversite.com

L’université Paris 8 a le plaisir d’accueillir la prochaine CNU mercredi 30 septembre 2009.

L’ordre du jour proposé pourrait être le suivant :

Matin : informations sur la situation en cette première rentrée LRU
- synthèse sur les textes officiels publiés pendant l’été
- point général sur la situation dans les universités et bilan des actions menées pour cette rentrée

Après-midi : perspectives
- Modes d’action et calendrier

Afin de la préparer, le comité d’organisation demande à l’ensemble des universités :

- d’organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre pour désigner des mandatés.

Dans le cas où ces AG ne pourraient avoir lieu, le comité d’organisation propose que la CNU accueille également les membres de la communauté universitaire volontaires qui participeront aux débats sans pour autant être comptabilisés pour les votes éventuels

Merci de vous inscrire en envoyant un courriel à l’adresse cnu30septembre.mandat@gmail.com en nous précisant le mode de désignation retenu

- de nous faire parvenir des bilans relatifs aux sujets suivants :

1* première rentrée LRU à l’adresse cnu30septembre.rentree@gmail.com

2* répression administrative et judiciaire à l’adresse cnu30septembre.repression@gmail.com

3* remontée des maquettes à l’adresse cnu30septembre.maquette@gmail.com

4* organisation de la modulation des services à l’adresse cnu30septembre.modulation@gmail.com

5*mise en place des entretiens professionnels à l’adresse biatossparis8@gmail.com

- d’envoyer les propositions de points à ajouter à l’ordre du jour à l’adresse suivante prepacnuparis8@gmail.com

Information pratiques :

CNU - 30 septembre A partir de 9h30 Amphi D de l’université Paris 8 2 rue de la liberté 93200 Saint-Denis Métro : Saint-Denis université contact : prepacnuparis8@gmail.com

"Conditions réunies pour une rentrée universitaire sereine", selon Pécresse (VousNousIls.fr)

VousNousIls.fr - Les conditions sont réunies pour que la rentrée universitaire soit "sereine", après le long mouvement de contestation de l'hiver et du printemps, a déclaré jeudi sur France 2 la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

"Je crois que toutes les conditions sont réunies dans cette rentrée pour qu'elle soit sereine, parce qu'il y a toute une série de bonnes nouvelles", pour les étudiants et pour les enseignants-chercheurs, a dit Mme Pécresse, qui devait tenir sa conférence de presse de rentrée ensuite dans la matinée.

Pour les étudiants, la ministre a cité la revalorisation des bourses de 1,5% à 3% et "25 nouvelles résidences universitaires" soit "12.000 chambres nouvelles pour les étudiants cette année".

Pour les universitaires, elle a rappelé les mesures de revalorisation entrées en vigueur: "doublement des promotions" et, dans les universités passées à l'autonomie, une politique de "primes".

Les principales organisations étudiantes, Unef et Fage, jugent néanmoins que les conditions de vie des étudiants se dégradent et estiment insuffisante la revalorisation des bourses de cette rentrée. Même l'Uni, classée à droite, s'est jointe aux critiques concernant le manque de logements sociaux étudiants.

"Le logement étudiant est un énorme problème, mais c'est l'héritage de l'histoire puisqu'on a construit les universités sans logements", a commenté Mme Pécresse jeudi sur France 2 à ce sujet.

A l'hiver et au printemps, la réforme du statut des universitaires et celle de la formation des enseignants ont été, notamment, à l'origine du plus long mouvement de contestation dans les universités depuis 40 ans.

Force ouvrière des lycées et collèges déplore les conditions de travail (Le Progrès)

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LeProgres.fr - Le syndicat départemental FO des lycées et collèges de la Haute-Loire constate que les conditions de travail des personnels se dégradent : les titulaires remplaçants exercent souvent sur plusieurs établissements, parfois distants de 40 km ou plus, sans pause de midi. Les suppressions de postes entraînent une augmentation du temps de travail des enseignants (pratiquement deux heures de plus par semaine dans les lycées). L'année prochaine, la volonté du ministre de l'Education nationale est de mettre en place la mastérisation des concours qui a été rejetée par les personnels. Elle entraînera encore des suppressions de postes de stagiaires et de remplaçants, avec la création d'un volant de non titulaires étudiants en master et les reçus au master, collés au concours. Le syndicat revendique la création de tous les postes nécessaires (70 postes d'enseignants dans le département), le maintien de tous les postes de titulaires remplaçants, le respect et la défense du statut, l'abandon de la contre-réforme des lycées, le retrait des décrets sur la mastérisation. Le syndicat FO des lycées et collèges est engagé, avec la fédération FO de l'enseignement dans la campagne pour le droit à une médecine de prévention.

Après la contestation du printemps, les étudiants ne désertent pas les universités (Le Monde)

h_9_ill_1195117_da66_pecresse.jpgLeMonde.fr - C'était la grande inconnue de la rentrée universitaire. Les étudiants seront-ils présents sur les campus après l'imposant mouvement universitaire de ce printemps ? Selon les prévisions d'inscriptions en première année collectées, au 11 septembre, par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, les universités résistent à la baisse tendancielle du nombre des étudiants. La ministre, Valérie Pécresse, a confirmé cette tendance, jeudi 17 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée: après une baisse de 10 % depuis cinq ans, le nombre d'inscrits à l'université semble se stabiliser à – 0,5 %, hors instituts universitaires de technologie (IUT).

Environ 1,4 million d'étudiants rejoignent les rangs des universités, des IUT ou des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). "Après le mouvement qui a perturbé un certain nombre d'établissements au début de l'année, il n'y pas eu d'évitement des universités par les bacheliers", estime l'entourage de Mme Pécresse. Le ministère n'est pour le moment pas dans la capacité de donner le détail des effectifs par université.

La nouvelle procédure d'inscription des bacheliers permet de discerner les filières les plus attractives. Le succès des filières sélectives ne se dément pas : les IUT (119 300 étudiants, +1 % par rapport à 2008), les classes préparatoires aux grandes écoles (82 000, +2,5 %) et les sections de techniciens supérieurs (244 000, +0,3 %) augmentent leurs effectifs. En revanche, ceux des universités baissent de 1 % (1 251 700 étudiants, hors IUFM), avec une glissade problématique en sciences et sciences humaines.

La dépense moyenne par étudiant, à l'université, est estimée cette année à 9 132 euros, contre 7 120 euros en 2006. Cette augmentation s'explique à la fois par la stabilisation des effectifs et par les efforts du gouvernement (150 millions d'euros supplémentaires dans le budget 2009, 170 millions issus du plan de relance).

Si ces données peuvent rassurer des universitaires à peine remis de la contestation du printemps, un dossier risque d'empoisonner les campus cet automne. L'actuelle mouture de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire est rejetée par la majorité des universitaires.

Philippe Jacqué

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