20.02.2009

Partis pour durer (DNA - 20 février 2009)

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19.02.2009

Des dizaines de milliers de personnes contre la réforme des universités (Romandie News)

Romandie.com - PARIS - Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté jeudi dans plusieurs villes de France pour protester contre les réformes dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'éducation, qui suscitent la colère des enseignants et des étudiants depuis trois semaines.

Chercheurs en blouse blanche devant, étudiants derrière, entre 15.000 et 30.000 personnes selon les sources ont défilé à Paris au son des cornes de brume avec des slogans comme "Moins de chercheurs = moins de progrès" ou "Lycéens, étudiants, personnels et enseignants, c'est tous ensemble qu'on doit lutter, c'est tous ensemble qu'on va gagner".

Alors que la mobilisation dure depuis trois semaines, Valérie Robert, de Sauvons l'université, a jugé "l'état d'esprit toujours très combatif".

En province, où les étudiants étaient également nombreux, les plus gros cortèges ont réuni entre 2.000 et 5.000 manifestants à Strasbourg (est), entre 2.000 et 5.000 dans les rues de Marseille (sud-est), 3.000 à Bordeaux (sud-ouest) et près de 2.000 à Lille (nord).

Le projet de modification du statut des enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférences) voulu par le président Nicolas Sarkozy doit concrétiser le transfert aux universités de la gestion des carrières des personnels, prévu dans une loi d'autonomie des universités de 2007.

Les contestataires jugent que leur statut risque ainsi de perdre son caractère national. Ils craignent en particulier l'arbitraire des présidents de facultés, une perte d'indépendance et une hausse des heures d'enseignement au détriment du temps de recherche.

Les enseignants entendent aussi protester contre la suppression de 900 postes prévue en 2009, première baisse des effectifs depuis des années.

La loi d'autonomie, dont l'application progressive concerne déjà une vingtaine d'établissements, va permettre à terme à chaque université de gérer elle-même son budget, de définir sa politique de recrutement des étudiants et des enseignants, ou encore son organisation pédagogique.

La France est dotée d'un enseignement supérieur où coexistent un système très efficace mais très sélectif de "grandes écoles", qui forment les élites de l'administration ou des entreprises, et des universités qui manquent de moyens.

Universitaires et étudiants maintiennent la pression (Le Figaro)

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LeFigaro.fr - Valérie Pécresse a tenté de rassurer les milliers d'étudiants et d'enseignants-chercheurs qui ont de nouveau manifesté jeudi, en annonçant qu'un nouveau texte de réforme serait proposé dans les prochaines semaines. (Photo : Manif de Lyon).

En dépit des vacances d'hiver pour deux des trois zones scolaires, entre 32.000 et 53.000 étudiants et universitaires ont à nouveau manifesté dans plusieurs villes de France jeudi, notamment contre la réforme du statut d'enseignant-chercheur et les suppressions de postes dans les universités. Selon les premiers chiffres recueillis par lefigaro.fr, ils étaient entre 15.000 et 30.000 à Paris, environ 4.000 à Marseille et à Strasbourg, 3.000 à Bordeaux, 2.000 à Lille, 1.250 à Poitiers, 1.000 à Lyon, à Besançon, à Rouen ou encore à Toulouse, 700 à Tours, 550 à Boulogne-sur-Mer, 500 à Caen, à Limoges et à Valenciennes, 400 à Dijon, 200 à Dunkerque, 150 à Pau et à Châteauroux… Le 10 février, entre 43.000 et 100.000 personnes, selon les sources, avaient défilé partout en France.

Un peu plus tard dans la soirée, entre 200 et 250 étudiants occupaient un amphithéâtre de la Sorbonne à la suite des manifestations. Des forces de l'ordre se sont postées autour de l'université. «Ce qui est en train de se passer, c'est le début d'une radicalisation car le gouvernement ne nous écoute pas», a lancé le vice président étudiant.

Alors que la mobilisation dure depuis trois semaines, Valérie Robert, de Sauvons l'université, a jugé «l'état d'esprit toujours très combatif». «La mobilisation est en train de partir très très fort», a insisté Isabelle Thys Saint-Jean, présidente de Sauvons la recherche, en précisant que «les laboratoires se déclarent labos en lutte ou labos morts.» «Il y a une vraie déception» après les propositions du chef de l'Etat mercredi, a pour sa part commenté le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost. «On a le sentiment que Nicolas Sarkozy est un peu débordé, à la fois par la crise et par la demande sociale. On maintient un niveau de mobilisation assez fort», a-t-il ajouté.

L'appel à la mobilisation émanait de la coordination nationale des universités et d'une large intersyndicale (FSU, CGT, FO, Solidaires, Sauvons l'université, Sauvons la recherche, Unef), rejointes par l'Unsa-Education et AutonomeSup.

Objectifs des organisateurs : le retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs, le retrait de celle de la formation des enseignants, le rétablissement des postes supprimés dans le supérieur et le refus du démantèlement des grands organismes de recherche.

Pécresse : «un nouveau texte»

De leur côté, les présidents d'universités sont sortis de façon collective de leur relative neutralité habituelle, pour réclamer au gouvernement le rétablissement des 450 postes supprimés dans les facultés au titre du budget 2009, et de l'engagement à ne pas en supprimer jusqu'en 2012. Deux conditions nécessaires à une «sortie de crise», estime la Conférence des présidents d'universités (CPU).

Pour la première fois depuis le début du mouvement, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a affirmé jeudi après-midi devant les sénateurs qu'un nouveau texte serait proposé «dans les semaines qui viennent». Il ne s'agit donc plus seulement d'une amélioration du texte existant. La ministre a affirmé que «le principe de l'indépendance des enseignants-chercheurs sera la pierre angulaire» du nouveau texte, élaboré par la médiatrice Claire Bazy-Malaurie. Enfin, s'agissant du deuxième point de blocage, leur évaluation, elle a assuré qu'elle serait «nationale» et «faite par leurs pairs». «Non, a-t-elle poursuivi, il n'y aura pas d'évaluation locale par les présidents d'université.»

Environ 4000 manifestants ce jeudi à Strasbourg (L'Alsace)

 

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LAlsace.fr - Le mouvement contre les réformes dans l’enseignement supérieur s’est étoffé. Pas seulement en nombre, alors qu’on comptait près de deux fois plus de manifestants que mardi dernier, mais aussi parce que des lycéens, des instituteurs et des enseignants du secondaire ont commencé à rejoindre le cortège des universités. L’IUFM d’Alsace pourrait également entrer en grève.
À l’université de Strasbourg, ce sont désormais 21 UFR sur 27 qui « sont dans l’action, dont 15 sont en grève », selon Pascal Maillard, l’un des initiateurs de l’Appel de Strasbourg, à l’origine du mouvement de protestation national. L’assemblée générale a d’ailleurs appelé hier à « durcir les formes de contestation. » Ce qui pourrait passer par la démission massive d’enseignants de leurs fonctions administratives ou le boycott de jurys du bac.
Arrivée place Kléber, la manifestation s’est ensuite prolongée, à l’initiative d’étudiants. « On s’arrête pas là ! » A l’entrée de la place Broglie, les manifestants se sont retrouvés devant un cordon de CRS. Après quelques confrontations animées, ils ont regagné le campus.

A Mulhouse, ils étaient entre 150 et 200 étudiants et professeurs de l’UHA à manifester. Ils sont partis vers 15h du campus de l’Illberg, où 85 croix en bois ont été plantées sur le gazon pour symboliser les quelque 85 postes dont l’UHA serait surdotée selon les nouveaux critères d’évaluation du ministère. Après une étape sur le campus de la Fonderie qui n’a guère permis de grossir les troupes, le cortège a gagné le centre-ville. Place de la Réunion, des enseignants des 1er et second degrés devaient se joindre aux universitaires à l’appel de la FSU, mais ils n’étaient qu’une toute petite poignée au rendez-vous.

18.02.2009

Nouvelle mobilisation jeudi dans les universités (Le Figaro)

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LeFigaro.fr - Enseignants-chercheurs et étudiants sont de nouveau appelés à descendre dans la rue jeudi contre la réforme du statut des universitaires, les suppressions de postes ou encore les restrictions budgétaires.

Nouvelle mobilisation nationale dans l'enseignement supérieur. Une vingtaine de manifestations sont prévues jeudi en France dans le cadre de la journée d'action des universitaires, notamment à Paris où le défilé partira à 15h00 de la place d'Italie, selon la coordination nationale des universités et Sauvons l'université (SLU). Principal syndicat étudiant, l'UNEF a appelé les jeunes à rejoindre leurs enseignants dans les cortèges.

Des manifestations sont prévues, pour la plupart dans l'après-midi, à Amiens, Boulogne-sur-mer, Bordeaux, Calais, Dijon, Dunkerque, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Orléans, Paris, Reims, Rouen, Strasbourg, Toulouse ou encore Tours. Plusieurs villes, actuellement en vacances scolaires, ont en revanche renoncé à organiser des manifestations.

Les objectifs affichés sont quant à eux nombreux : retrait de la réforme du statut des universitaires, retrait de celle de la formation des enseignants, rétablissement des postes supprimés dans le supérieur, refus du démantèlement des grands organismes de recherche… Le 10 février, entre 43.000 et 100.000 personnes, selon les sources, avaient défilé dans un cadre similaire. En raison des vacances scolaires dans les zones A et C, les manifestants pourraient être moins nombreux cette fois.

 

Des députés UMP font des propositions

A la veille de cette nouvelle journée de mobilisation, les députés UMP chargés de plancher sur la réforme contestée du statut des enseignants-chercheurs ont remis mercredi après-midi une série de mesures à la médiatrice Claire Bazy-Malaurie.

Daniel Fasquelle, Benoist Apparu et Claude Goasguen, mandatés par le patron des députés UMP Jean-François Copé, proposent notamment que l'évaluation des universitaires, «à intervalles réguliers, sur une durée significative de 4 ans», «ne pourra se faire qu'au plan national et dans le cadre de chaque discipline», ainsi que d'abandonner l'article 41 du décret qui confiait l'évaluation aux conseils scientifiques des universités.

Concernant les promotions, il est proposé «de conserver une partie au moins des promotions au plan national selon un pourcentage à définir». Les trois députés rappellent que «le service national de référence» doit comporter 128 heures de cours magistraux soit 192 heures équivalent TD et «sert de base au paiement des heures complémentaires». Un enseignant «ne peut se voir imposer plus que ce service de base». S'il accepte des cours supplémentaires, il devra être rémunéré pour cela. De même pour les responsabilités administratives particulières.

Des propositions qui pourraient rassurer les enseignants-chercheur et permettre un déblocage rapide de la situation, espèrent les trois députés de la majorité.