10.02.2009
Universités : Les manifestations en France (AFP)
PARIS (AFP) — La manifestation des enseignants-chercheurs et étudiants, mardi à Paris, a réuni quelque 17.000 personnes, selon un comptage de la préfecture de police, alors que l'Intersyndicale avait estimé un peu plus tôt les manifestants à 50.000.
Les manifestants sont partis peu après 14H15 du Luxembourg, en direction des Invalides.
A Toulouse, entre 3.000 et 6.000 enseignants-chercheurs et étudiants, selon la police et les organisateurs, ont manifesté mardi après-midi.
Les enseignants-chercheurs des trois universités de Toulouse, plus nombreux que lors de la manifestation du 5 février, ont défilé aux côtés d'étudiants, majoritaires dans le cortège, et d'enseignants du CNRS, de l'INSERM, des IUT et IUFM, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le président de l'Université de Toulouse II-Le Mirail, Daniel Filâtre, avait pris place dans le cortège pour soutenir les enseignants-chercheurs.
"Je souhaite la révision du décret Pécresse et qu'il soit repensé de manière collective. Les universitaires sont des gens engagés dans leur mission qu'il faut considérer", a-t-il déclaré.
Sur la banderole en tête de la manifestation était écrit "Contre la sélection sociale, contre la casse du service public".
"La nomination d'une médiatrice" lundi par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse pour déminer le conflit "n'est qu'une manoeuvre dilatoire. Valérie Pécresse ne propose aucune avancée et son discours n'est pas à la hauteur des espérances", a affirmé Xavier Lambert, délégué Snesup-FSU.
De leur côté, "les étudiants poursuivent la construction de leur mouvement social, qui ne se réduit pas à un soutien aux enseignants-chercheurs. Nous refusons la mise en concurrence des universités, la précarité étudiante et l'absence de débouchés pour les universitaires", a déclaré la présidente de l'Unef Midi-Pyrénées, Ludivine Labbé.
A Lyon, quelque 5.000 personnes, chercheurs, étudiants et enseignants pour la plupart, ont manifesté dans le calme.
Les manifestants, à l'appel des syndicats, du personnel des universités de Lyon et des comités d'étudiants, ont réclamé l'"abrogation de la LRU" (réforme des universités) qui, selon les slogans des pancartes, mène à "la casse des Universités" et à leur "destruction".
A l'université de Lyon 2, le recteur a banalisé les heures de cours (cours supprimés et remplacés par une autre activité) de la journée, afin d'éviter les sanctions aux enseignants grévistes. A Lyon 3, plus de 70 enseignants qui assurent normalement des cours ou des travaux le mardi étaient en grève, selon le rectorat.
A Grenoble, où les heures de cours à l'université ont aussi été banalisées, 1.200 manifestants, selon la police, près de 2.000 selon les organisateurs, ont manifesté dans le calme dans l'après-midi.
A Clermont-Ferrand, 600 manifestants selon la police ont défilé dans la journée dans les rues du centre-ville.
Les syndicats et organisations appelant à cette manifestation réclament pour la plupart un retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, de la réforme de la formation des enseignants et demandent l'abandon des suppressions de postes dans le supérieur et la recherche.
En plus d'universités d'Ile-de-France, de nombreuses délégations d'établissements de province étaient présentes, comme celles de l'Université d'Orléans, de Tours, de Provence (Aix-Marseille I), de Nantes, de Bourgogne, de Caen, du Havre, de Strasbourg ou encore de l'IUT de Lannion (Côtes-d'Armor).
17:46 Publié dans Presse écrite Manif 10 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Strasbourg : 2000 à 3000 manifestants (10 février 2009) (Dernières Nouvelles d'Alsace)

DNA.fr - Quelque 2000 à 3000 personnes (étudiants, enseignants, chercheurs et personnels non enseignant) de l'Université de Strasbourg ont défilé cet après-midi du parvis de la faculté de droit à la place Kléber, en passant par les quais, à Strasbourg.
La manifestation a pris son départ à 15h30 et est arrivée au centre ville moins d'une heure plus tard. Elle s'est déroulée sans incident. Un dispositif policier discret avait été déployé.
Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au ministre de l'enseignement supérieur et réclament toujours le retrait des réformes de l'enseignement supérieur, notamment le décret portant sur le statut des enseignants chercheurs.
Une assemblée générale se tiendra ce mercredi au Patio, sur le campus, à 15h, pour l'ensemble des personnels et étudiants et à 13h au même endroit pour les étudiants. Aucune autre manifestation n'est prévue pour l'heure.
150 à Mulhouse
Dans le Haut-Rhin, environ 150 étudiants ont manifesté en début d'après-midi dans les rues de Mulhouse, du campus de l'Illberg à la place de la Réunion, où ils ont formé une grande ronde sous la pluie et les rafales de vent. Ils ont déposé une motion à la mairie. Porte Jeune, ils ont bloqué le tramway durant quelques minutes.
Paris: entre 17.000 et... 50.000
A Paris, la manifestation des enseignants-chercheurs et étudiants, a réuni quelque 17.000 personnes, selon un comptage de la préfecture de police, alors que l'Intersyndicale avait estimé un peu plus tôt les manifestants à 50.000.
Les manifestants sont partis peu après 14H15 du Luxembourg, en direction des Invalides.
En plus d'universités d'Ile-de-France, de nombreuses délégations d'établissements de province étaient présentes, comme celles de l'Université d'Orléans, de Tours, de Provence (Aix-Marseille I), de Nantes, de Bourgogne, de Caen, du Havre, ou encore de l'IUT de Lannion (Côtes-d'Armor).
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