11.03.2009

Manif Etudiants-Profs Strasbourg (11 mars) (DNA)

Strasbourg : les forces de l'ordre dispersent les étudiants dans le quartier de la gare (DNA)

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DNA.fr - Les forces de l'ordre ont dispersé un millier d'étudiants qui se rendaient en cortège à la place de la Gare à Strasbourg, cet après-midi, peu après 15h. A 16h15, après un face à face de près d'une heure, les manifestants qui occupaient la place de la Gare se sont retirés.

La charge des forces de l'ordre a eu lieu aux alentours de 15h15, rue du Maire-Kuss, une petite artère qui débouche sur la place de la Gare à Strasbourg. Un millier d'étudiants était alors dans le cortège qui s'est rapidement dispersé dans les rues avoisinantes. Les forces de l'ordre ont chargé à coups de matraque et de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste des DNA présent sur place.

Un millier d'étudiants avait décidé peu auparavant de se rendre place de la Gare à Strasbourg, après avoir participé à une manifestation, qui s'est déroulée sans incident, du parvis de la faculté de droit à la place Kléber, au centre ville, via les quais. 1800 à 3000 personnes, des enseignants et des étudiants, avaient participé à cette manifestation pour "la défense de l'éducation nationale, de la maternelle à l'université".

C'est arrivés place Kléber que les étudiants -sans les enseignants- ont décidé de poursuivre la manifestation et se sont engagés dans la rue du Vieux Marché au Vin, puis dans la rue du Maire-Kuss. La charge des forces de l'ordre a été "subite", a constaté un journaliste des DNA présent sur place. On note aussi sur la vidéo que nous donnons ci-dessous que ce sont les étudiants qui sont allés au contact de gendarmes qui leur barraient la rue.

Après la dispersion, les étudiants se sont retrouvés quai St-Jean puis ont à nouveau traversé au pas de course la rue du Maire-Kuss, jusqu'à la place de la gare.Quelque 500 étudiants et forces de l'ordre se sont ensuite fait face, place de la gare.

A 16h15, le face à face a pris fin et les étudiants ont quitté la place, probablement en direction de la faculté. Il n'y a pas eu de nouvel affrontement.

Plus tard, entre 17h et 17h30, les étudiants ont bloqué le tram entre les stations Etoile et Schlutfeld, près du centre.

Nouvelle mobilisation du monde universitaire (Le Figaro)

 

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LeFigaro.fr - Plusieurs milliers de personnes, essentiellement des étudiants, ont à nouveau défilé mercredi à Paris et dans plusieurs villes de province. Il s'agit de la sixième journée d'action nationale du mouvement universitaire.

La communauté universitaire ne décolère pas. Entre 30.000 et 60.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont à nouveau défilé mercredi à Paris et en province, dans le cadre de la sixième journée d'action nationale du mouvement universitaire, entamé le 2 février. Il s'agit de la deuxième journée ayant rassemblé le plus de manifestants, après celle du 10 février (43.000 à 100.000 personnes). Les autres journées avaient rassemblé 30.000 à 53.000 personnes le 5 février, 30.000 à 55.000 le 19 février, 17.000 à 33.000 le 26 février et 24.000 à 43.000 le 5 mars.

A Paris, entre 8.000 et 25.000 personnes ont manifesté. Le cortège, qui comprenait beaucoup d'étudiants d'universités parisiennes et d'Ile-de-France ou d'IUT, est parti peu avant 15 heures de la Place de la République, en direction de Nation, derrière une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire : «Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public».

Outre Paris, des manifestations ont eu lieu dans près d'une trentaine de villes. Selon des chiffres collectés par lefigaro.fr, des cortèges ont réuni environ 3.000 personnes à Rennes, Lyon ou Toulouse, 2.000 à Strasbourg et Marseille, 1.000 à Nantes, Montpellier ou Poitiers, 900 à Clermont-Ferrand, 700 à Lorient, 500 à Brest, Lorient et Quimper, 400 à Nancy, 350 à Toulon, 300 au Mans, à Besançon ou à Boulogne-sur-Mer, 300 à Saint-Brieuc, 100 à Vannes et Morlaix…

Tous les personnels «de la maternelle à l'université» étaient conviés à manifester partout en France à l'appel de la coordination nationale des universités, d'une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche, et de la coordination étudiante. «Cette manifestation montre l'insatisfaction persistante du monde de l'Education et est une étape dans la préparation du 19 mars», journée interprofessionnelle de grève et de manifestations, s'est enthousiasmé Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, syndicat de la fonction publique.

40 des 79 facultés perturbées, 22 des 33 IUT bloqués

Les manifestants critiquent la réforme de la formation des enseignants et réclament un plan pluriannuel de créations d'emplois dans le supérieur et la recherche. Les étudiants en IUT redoutent également la réduction des budgets alloués à leurs établissements dans le cadre de l'autonomie des universités, et ce en dépit d'un fort taux de réussite aux examens, et demandent désormais l'abrogation de la loi LRU du 10 août 2007.

En outre, les blocages se multiplient dans les IUT et dans les universités, après un appel de la coordination nationale des universités vendredi en ce sens. Une quarantaine de facultés sur 79 en métropole sont désormais en grève et/ou bloquées, tandis que 22 des 33 IUT ont déjà voté la grève reconductible. Des blocages à propos desquels le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost a jugé que «le gouvernement porte la responsabilité du pourrissement et de la radicalisation auxquels on assiste».

Le monde de l'éducation dans la rue: des milliers de manifestants à Paris, des gaz lacrymo à Strasbourg, des étudiants en garde à vue à Toulouse (20 Minutes)

20Minutes.fr - SOCIAL - De la maternelle à l'université, tous les profs sont appelés à manifester ce mercredi...

Ils seront tous là. Professeurs des écoles, enseignants de collège et lycée, enseignants-chercheurs... Tous les personnels de l'éducation sont appelés à manifester en France ce mercredi. Le mot d'ordre des syndicats est général: protester contre les réformes de l'enseignement menées par Xavier Darcos et sa collègue Valérie Pécresse.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a beau avoir accepté de réécrire le décret controversé sur le statut des enseignants-chercheurs, la réforme de la formation des enseignants est désormais le sujet qui cristallise le plus de mécontentements, du primaire à l'université. La «masterisation» prévoit qu'à partir de 2010, les enseignants des écoles, collèges et lycées, seront recrutés au niveau «mastère 2», c'est-à-dire à bac +5. Une revalorisation qui passe toutefois par la suppression de l'année de stage, dénoncée par les futurs profs. Le calendrier de la réforme, trop serré, est également dénoncé. (>> pour en savoir plus sur la masterisation, cliquez ici)

Appel à la grève le 19 mars

Le ministre de l'Education en prend aussi pour son grade. Si Xavier Darcos a concédé un report de la réforme du lycée, celle des programmes du primaire, entrée en vigueur à la rentrée 2008, ne passe toujours pas. Pas plus que les suppressions de postes prévues en septembre 2009: 13.500 dans le primaire et le secondaire. A l'université, ce sont 900 postes qui ne seront pas remplacés.

>> Suivez la mobilisation dans les universités avec notre carte interactive

«L'absence de réponse du gouvernement aux revendications globales (...) appelle à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression sur le gouvernement», écrivait mardi dans un communiqué une intersyndicale de l'enseignement supérieur - FSU, CGT, CFDT, Solidaires -, les collectifs Sauvons l'université et Sauvons la recherche ainsi que l'Unef. Les organisations appellent également à faire grève le 19 mars.

A Lyon, entre 2500 et 3500 personnes ont défilé entre la place des Terreaux et le rectorat de Lyon  pour la défense de l’école publique de la maternelle à l’université. Les manifestants, des universitaires et étudiants pour la plupart » ont une fois encore réclamé des réformes du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des professeurs engagée par valérie pécresse

A Paris, plusieurs milliers de personnes sont parties peu avant 15h de la Place de la République, en direction de Nation, derrière une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: «Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public.» Le cortège comprenait beaucoup d'étudiants d'universités parisienne et d'Ile-de-France ou d'IUT.


A Strasbourg, 1.800 étudiants et enseignants, selon la police, ont défilé dans les rues au son du tambour et au nom des mêmes revendications. Arrivés près de la gare, ils se sont heurtés à un cordon de CRS rue du Maire-Kuss. Selon notre journaliste sur place, ces derniers ont aspergé de gaz lacrymogènes l'ensemble du cortège.


A Bordeaux, environ un millier de personnes, selon la police, en majorité des étudiants et enseignants des universités de Bordeaux-3 (Lettres et sciences sociales) et Bordeaux-4 (droit, sciences économiques et politiques), ont manifesté en priorité contre la masterisation des concours de l’enseignement. Une poignée de lycéens animaient la tête du cortège, demandant le retrait total de toutes les réformes de l’enseignement public, de la maternelle à l’université. La manifestation de la semaine dernière avait été plus suivie et rassemblé entre 1.800 et 2.500 personnes.

A Toulouse, ils étaient entre 4.000 selon les organisateurs et 2.300 selon la police, dont 70% d’étudiants, à manifester. A l’heure actuelle, 200 à 300 manifestants se sont rassemblés devant le commissariat central où six étudiants étaient en garde à vue pour avoir volé dans un magasin.
C. F. et nos rédactions locales (avec agence)

La mobilisation se poursuit, avec le renfort d'enseignants de l'Education (Nouvel Obs)

NouvelObs.com - La mobilisation du secteur universitaire s'est poursuivie mercredi avec de nouvelles manifestations dans une trentaine de villes et le renfort de plusieurs syndicats des écoles, collèges et lycées qui avaient appelé à se joindre aux cortèges pour dénoncer la politique du gouvernement "de la maternelle à l'université".

A Paris, le défilé a rassemblé entre 8.000 et 25.000 personnes selon les sources, contre 9.000 à 20.000 le 5 mars, dernière journée de mobilisation en date.

De son côté, Nicolas Sarkozy a reçu à déjeuner seize chercheurs et enseignants-chercheurs. Le président souhaitait "évoquer l'évolution du système de recherche et d'enseignement supérieur français", selon l'Elysée. Les interlocuteurs du président ont senti M. Sarkozy "à l'écoute", selon plusieurs d'entre eux, mais aucune annonce n'a été faite lors de cette rencontre.

Phénomène inédit, sans atteindre des records, la mobilisation ne faiblit pas depuis six semaines. Les syndicats de l'Education, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ont par ailleurs appelé à se joindre aux défilés interprofessionnels du 19 mars dans toute la France. Par ailleurs, du côté des chercheurs, une assemblée générale des délégués des laboratoires est prévue jeudi à Paris.

Malgré l'accord obtenu vendredi dernier entre quatre syndicats et Valérie Pécresse, les protestataires réclament toujours le report de la réforme de la formation des maîtres, la restitution des 900 postes supprimés en 2009 à l'université, l'arrêt du "démantèlement" des organismes de recherche ou encore des mesures contre la précarité étudiante.

"Cette persistance est significative d'un mécontentement profond face à la politique du gouvernement. Côté gouvernemental, on devrait méditer ça et se dire qu'il y a un problème politique de fond à traiter et pas seulement se dire 'les enseignants, jamais contents'", a déclaré mercredi à l'Associated Press le secrétaire général de la FSU (majoritaire dans l'Education et l'Enseignement supérieur) Gérard Aschieri.

Mercredi, on comptait entre 2.500 et 5.000 manifestants à Lyon selon les sources, 2.300 à 4.000 à Toulouse, 2.000 et 3.000 à Rennes, 1.700 à 3.000 à Nantes, 750 à 1.400 à Montpellier, 2.000 à Strasbourg selon la police avec de légers incidents à proximité de la place de la gare, 1.000 à 3.000 à Marseille, ou encore 900 à Clermont-Ferrand, 400 à Nancy, 300 à Besançon, des chiffres similaires à ceux du 5 mars dans la plupart des villes.

En milieu d'après-midi à Paris, 8.000 à 25.000 personnes ont défilé entre la place de la République et celle de la Nation au cri, notamment, de "De l'argent pour les facs et les lycées, pas pour les banques du CAC 40!". Dans le cortège, on pouvait lire sur une grande banderole: "République, on tue ton école, ton université et ta recherche". AP

Nombreuses manifestations en province (Libération)

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Sciences.Blogs.Liberation.fr - Plus de 25 manifestations ont eu lieu en province aujourd’hui pour protester contre la politique de Valérie Pécresse. Elles ont regroupé entre 30 000 et 60 000 personnes, soit plus que lors des trois semaines précédentes.

Environ 40 universités sont la cible d'opérations de blocages temporaires avec le «Printemps des chaises». Le mouvement s’est amplifié dans les Instituts Universitaires de Technologie, avec des grèves reconductibles dans une trentaine d’établissements. Si le nombre des manifestants montre des hauts et des bas, la mobilisation reste très vive et la plupart de universités n’assurent pas tous les cours, en particulier en années de licence. Le gouvernement semble toutefois jouer le pourissement de ce mouvement, en n'ouvrant pas de négociation sérieuse avec ses animateurs et en refusant même des gestes symboliques comme le rétablissement des postes supprimés au budget 2009. Au risque de déclencher des dérapages violents et de mettre en cause l’année universitaire de milliers d’étudiants.

Manifestation des étudiants de l’université du littoral à Boulogne sur mer , à l'université de Reims. A Rennes, un cortège de 2400 manifestants selon la police, 5000 selon les organisateurs. A Toulouse, 4000 manifestants, 2000 à Marseille.  Les étudiants en IUT ont manifesté à Quimper, Lorient (700) et Saint-Brieux. Manifestations aussi à Nantes (1000), Nancy (400), Le Mans, La Roche sur Yon, Caen, Toulon, Besançon. 3000 manifestants à Strasbourg (photo Reuters ci dessus) où la police a fait un usage brutal de gaz lacrymogènes. A Lyon, entre 2500 et 3500 personnes ont défilé entre la place des Terreaux et le rectorat (liste non exhaustive). A Orléans, Lyon, Rennes, Bordeaux, les correspondants de Libération couvrent le sujet sur le web.

La fronde du monde universitaire français persiste (L'Express)

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(Photo : Paris - Reuters)

LExpress.fr - PARIS - Des milliers d'enseignants, chercheurs et étudiants ont à nouveau manifesté mercredi à Paris et dans 24 villes de France contre les réformes universitaires, après plus de cinq semaines de conflit.

Au total, 50.000 personnes sont descendues dans la rue, selon une première estimation du Snes, un chiffre comparable à celui de la semaine dernière malgré quelques signes d'essoufflement dans certaines régions.

Le président Nicolas Sarkozy a reçu à déjeuner une douzaine d'enseignants chercheurs, jeunes et chevronnés, pour prendre la température du monde universitaire et ces derniers ne lui ont pas caché qu'elle n'était pas bonne.

"On lui a fait part de notre inquiétude quant à la situation actuelle qui est, à notre sens, très explosive dans les universités, et à la fois de notre envie de changement, car nous sommes pour des réformes concernant notre statut d'enseignant chercheur", a déclaré Florence Hachez-Leroy, maître de conférence en histoire contemporaine à l'université d'Artois.

"Il nous a semblé aussi important de lui dire que la multiplicité de ces réformes au même moment crée une sorte d'overdose pour les enseignants chercheurs", a-t-elle ajouté.

Professeur de mécanique à l'Université de Paris VIII, Caroline Nord, a indiqué pour sa part que le monde enseignant "a vraiment l'impression que les idées de réformes viennent du haut et tentent d'être imposées par la force".

Le gouvernement pensait la semaine dernière avoir désamorcé la contestation en rédigeant un nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs, mais le mouvement reste mobilisé et s'élargit à d'autres revendications.

UNIVERSITÉS BLOQUÉES

Derrière une banderole proclamant "De la maternelle à l'université, pour la défense du service public", 25.000 personnes, selon les organisateurs, 8.000 d'après la police, ont manifesté à Paris, de la place de la République à Nation.

A Marseille, les manifestants étaient 1.050 selon la police, 3.000 d'après les organisateurs, et à Rennes, entre 2.500 et 5.000 étudiants et enseignants-chercheurs ont défilé.

Entre 650 et 1.500 personnes ont défilé à Rouen (Seine-Maritime) et à Toulouse, près de 1.500 manifestants selon la police, plus de 3.000 selon les organisateurs, sont descendus dans la rue. Ils étaient 950 à 1.500 à Bordeaux.

A Lyon, la mobilisation était un peu moins importante que la semaine dernière avec 2.500 à 6.000 manifestants selon les sources.

Le même constat a été fait dans l'Est, où la police a dénombré 1.800 manifestants à Strasbourg, 400 à Nancy et 300 à Besançon, en retrait par rapport à la semaine dernière.

Cette mobilisation "montre l'insatisfaction persistante du monde de l'éducation", a cependant déclaré Gérard Aschieri, dirigeant de la FSU, l'un des principaux syndicats d'enseignants.

Cette journée de manifestations était la cinquième depuis le 2 février, point de départ d'une contestation qui met en difficulté les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, Xavier Darcos et Valérie Pécresse.

Cette dernière a obtenu l'accord de trois syndicats sur un nouveau projet de décret mais le blocage demeure sur le dossier de la formation, qui dépend, lui, de Xavier Darcos.

Le Snesup, principal syndicat du supérieur, a refusé pour sa part de s'asseoir à la table des négociations et demande le retrait de tous les textes contestés.

De plus, près de 70 universités sont toujours représentées dans les différentes coordinations nationales, qui remettent en cause l'ensemble de la politique universitaire du gouvernement.

Les étudiants de l'Unef et l'Union nationale lycéenne sont également engagés dans le mouvement, dans l'attente de la journée d'action de l'ensemble des syndicats français le 19 mars.

"Nous demandons aux ministres de revoir leur copie", a dit l'Unef dans un communiqué, alors qu'une quarantaine d'universités sur 70 restaient bloquées totalement ou partiellement mercredi.

En outre, la fronde gagne les Instituts universitaires de technologie. Au total, 22 IUT sur 33 ont voté mercredi une grève reconductible, selon un collectif.

Avec Yann Leguernigou et les correspondants de province, édité par Yves Clarisse.

Journée de grève dans l'éducation (Actualitte.com)

Actualitte.com - Cette journée de grève est placée sous le signe de l’union. En effet, se retrouveront côte à côte dans la rue pour défiler les professeurs des écoles et les enseignants-chercheurs. Seules les raisons du mécontentement sont différentes. Les étudiants se joindront également au mouvement.

Pour l’université, malgré les avancées permises par le dialogue avec Valérie Pécresse sur la réforme du décret régissant le statut des enseignants-chercheurs, un autre point continue de poser problème : la masterisation des concours de l’enseignement. Et, pour l’instant, Xavier Darcos n’a pas proposé d’entrer en discussion sur ce point. Dans certaines universités, le mouvement se radicalise. La faculté de Toulouse a fermé ses portes et, chaque jour, des tentatives d’occupation de la Sorbonne sont repoussées.

Des défilés sont prévus dans la plupart des grandes villes de France. Ce sera le cas à Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Strasbourg ou encore Toulouse et Paris. Dans la capitale, les participants se retrouveront à 14h30 sur la place de la République. De là, ils rejoindront la place de la Nation.

Pour les enseignants n’appartenant pas à l’université, le problème central reste celui des suppressions de postes prévues pour la rentrée 2009. Le personnel de l’Education nationale se montre déterminé, prêt à durcir le mouvement si le gouvernement ne s’oriente pas vers un assouplissement de sa politique d’austérité sur les recrutements.