25.03.2009
La mobilisation était en retrait (20 Minutes)
20Minutes.fr - Les étudiants et les enseignants-chercheurs étaient moins nombreux que la semaine dernière à défiler hier dans la rue. Qu'importe pour Elodie, étudiante en arts à l'Université de Strasbourg (UDS) : « Il y a moins de monde que d'habitude mais on est là pour se faire entendre, c'est ça l'essentiel », confie-t-elle. Le cortège aurait réuni 600 personnes selon la police. Les organisateurs évoquaient, quant à eux, le chiffre de 2 500 manifestants.
« On continue parce que rien n'a bougé, contrairement à ce que prétend notre gouvernement », indique Fabienne Huber, ingénieure en sciences de la terre au CNRS de Strasbourg. Elle s'inquiète notamment « de budgets revus à la baisse dans des laboratoires et du non-renouvellement des départs à la retraite dans la recherche. Nous assistons actuellement à un véritable désengagement de l'Etat ».
A son arrivée sur la place Kléber, où il devait par la suite se disperser, le cortège de manifestants a formé symboliquement une chaîne humaine tout autour du parvis.
12:31 Publié dans Presse écrite Manif 24 mars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.03.2009
La colère persiste dans le monde de l'éducation (L'Express)
LExpress.fr - Enseignants et étudiants ont défilé ce mardi à l'appel de la coordination nationale des universités. C'est la huitième grande journée de manifestation depuis le début du mouvement en février.
Entre 5 000 personnes (police) et "plus de 15 000" (organisateurs), dont une majorité d'étudiants, ont manifesté mardi à Paris contre les réformes dans l'enseignement, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le cortège, composé d'enseignant-chercheurs, chercheurs, étudiants ou encore de personnels des IUFM (instituts de formation des maîtres) est parti peu après 14h00 de la place de Port-Royal, en direction du ministère de l'Enseignement supérieur, rue Descartes, dans le Ve arrondissement.
En tête, deux banderoles proclamaient "non à la casse des universités et de la recherche" et "Contre la généralisation du bac pro (en) trois ans" (baccalauréat professionnel, ndlr).
Deux présidents d'université, Georges Molinié (Paris IV) et Pascal Binczak (Paris VIII), ainsi que l'ancien président de Paris-I Michel Kaplan défilaient derrière une pancarte "présidents pas contents".
"Ce gouvernement est autiste, on n'a jamais vu un tel mépris depuis des années, du peuple et des intellectuels. On ne nous écoute pas donc on manifeste", a déclaré Georges Molinié.
Toute une partie du début du cortège était composée d'une intersyndicale des lycées professionnels, demandant la "suspension de la réforme du bac professionnel en trois ans (généralisée à la rentrée 2009, ndlr), comme pour celle du lycée général, et le maintien des BEP pour que les élèves les plus en difficultés puissent faire un cursus en 4 ans" au lieu de 3, a déclaré Alain Vrignaud, secrétaire national CGT Educ'action.
Les manifestants répondaient à l'appel de la coordination nationale des universités, d'une intersyndicale du supérieur et de la recherche (FSU, CGT, Solidaires, FO, Unef, SLR, SLU), d'une coordination nationale des IUT et de syndicats de l'enseignement professionnel.
Des cortèges étaient aussi prévus en province. A Lyon, une chaîne humaine de 500 personnes (police et organisateurs) a défilé autour du rectorat. A Grenoble, 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat.
A Aix-en-Provence, 200 personnes ont manifesté devant le rectorat, lançant une cinquantaine de chaussures sur le bâtiment, selon un correspondant de l'AFP.
Il s'agit de la huitième grande journée de manifestations depuis le début, le 2 février, du mouvement de protestation dans les universités.
20:44 Publié dans Presse écrite Manif 24 mars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Plusieurs milliers de manifestants à Paris (Nouvel Obs - 24/03/09 - 15h35)

NouvelObs.com - Plusieurs milliers de manifestants, dont une majorité d'étudiants, ont commencé à défiler mardi 24 mars à Paris contre les réformes dans l'enseignement. Le cortège, composé d'enseignant-chercheurs, de chercheurs, d'étudiants ou encore de personnels des IUFM (instituts de formation des maîtres) est parti peu après 14h00 de la place de Port-Royal, en direction du ministère de l'Enseignement supérieur, situé rue Descartes, dans le Ve arrondissement.
"Gouvernement autiste"
En tête du cortège, deux banderoles affirmaient "non à la casse des universités et de la recherche" et "Contre la généralisation du bac pro (en) trois ans" (baccalauréat professionnel, ndlr).
Sur d'autres étendards, on pouvait lire "IUFM en colère" ou encore "l'université n'est pas une marchandise". Deux présidents d'université, Georges Molinié (Paris-IV) et Pascal Binczak (Paris VIII), ainsi que l'ancien président de Paris-I Michel Kaplan participaient au défilé derrière une pancarte "présidents pas contents".
"Ce gouvernement est autiste, on n'a jamais vu un tel mépris depuis des années, du peuple et des intellectuels. On ne nous écoute pas donc on manifeste", a expliqué Georges Molinié.
Nouvelle manifestation jeudi
Toute une partie du début du défilé était composée d'une intersyndicale des lycées professionnels, réclamant la "suspension de la réforme du bac professionnel en trois ans (généralisée à la rentrée 2009, ndlr), comme pour celle du lycée général, et le maintien des BEP pour que les élèves les plus en difficultés puissent faire un cursus en 4 ans" au lieu de 3, a déclaré à l'AFP Alain Vrignaud, secrétaire national CGT Educ'action.
Les manifestants répondaient à l'appel de la coordination nationale des universités, d'une intersyndicale du supérieur et de la recherche (FSU, CGT, Solidaires, FO, Unef, SLR, SLU), d'une coordination nationale des IUT et de syndicats de l'enseignement professionnel.
C'est la huitième grande journée de manifestations depuis le début, le 2 février, du mouvement de protestation dans les universités. Jeudi l'intersyndicale participera à 8h30 au "blocage" du conseil d'administration du CNRS et la manifestation francilienne est prévue à Antony dans les Hauts-de-Seine au siège du Cemagref, institut public de recherche pour la gestion durable des eaux et des territoires. Des défilés sont également prévus en province.
La CNU menace le gouvernement
La Coordination nationale des Universités (CNU), réunie lundi 23 mars à Strasbourg, a averti "très solennellement" le gouvernement d'abandonner toutes ses réformes "avant qu'il ne soit trop tard".
"Valérie Pécresse et Xavier Darcos, qui se sont déjà disqualifiés comme interlocuteurs par le mépris qu'ils ont manifesté à notre communauté, doivent partir", estime la CNU dans un communiqué adopté lundi soir.
"Mais au-delà de ces deux ministres, le gouvernement doit savoir que s'il n'entend pas notre colère, c'est sa légitimité même qui sera très bientôt mise en question", indique la CNU.
La Coordination demande au "gouvernement à s'engager sur l'abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche, avant que l'état de désordre actuellement installé dans l'université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu'il ne soit trop tard."
"Conditions incontournables"
Pour sortir de la crise, la CNU rappelle les "conditions incontournables" exigées : le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la mastérisation, le retrait du contrat doctoral unique, l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d'emploi statutaire.
La CNU affirme qu'elle refuse les finalités des réformes et de l'orientation générale de la politique éducative, universitaire et de recherche suivie depuis 2006/2007, qui entraînent, selon elle, "la dégradation programmée des contenus disciplinaires, de la culture générale et des humanités", "la destruction de la fonction publique d'Etat dans l'enseignement" et la libéralisation du marché de l'enseignement supérieur et de la recherche.
"La communauté universitaire mesure parfaitement l'importance de ces enjeux et prendra toutes ses responsabilités pour défendre jusqu'au bout la tradition de liberté dont elle est l'héritière", affirme la CNU. (Avec AFP)
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