29.04.2009

Universités : faible mobilisation dans la rue, encore des facs perturbées et une rallonge pour Valenciennes (La Voix du Nord)

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LaVoixDuNord.fr - Enseignants-chercheurs, étudiants et chercheurs, appelés à manifester ce mardi contre les réformes dans l'Enseignement, ont faiblement mobilisé mais un quart des universités restaient perturbées, treize semaines après le début du mouvement. Par ailleurs, Valérie Pécresse a annoncé aujourd'hui une ralonge de 600 000 € pour l'université de Valenciennes.

Entre 4.500 (police) et 15.500 (organisateurs) ont manifesté dans neuf grandes villes de France, pour cette onzième journée de manifestations depuis le début du mouvement le 2 février. La participation a été comparable à celle observée lors de la précédente journée, le 8 avril, marquée par un net essoufflement, avec entre 4.200 et 12.000 manifestants dans toute la France (évaluation portant sur huit villes).

Les journées du 10 février et du 19 mars avaient réuni jusqu'à 100.000 personnes selon les organisateurs (43.000 selon la police le 10 février, pas de chiffre disponible pour le 19 mars).
Ce mardi, le fait notable a été la convergence à Paris du cortège universitaires (1.600 à 12.000 personnes selon les sources) avec celui des personnels hospitaliers protestant contre la loi Bachelot réformant l'hôpital.
A Lyon, entre 1.200 et 1.500 personnes ont défilé, à Montpellier, entre 400 et 500. A Nancy, ils étaient entre 250 à 500, à Bordeaux entre 200 à 500, à Toulouse 500 selon l'AFP et 180 à Strasbourg selon la police. A Nantes et Brest, on en comptait quelques dizaines.

Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, « 22 universités (sur 83 au total) étaient perturbées dont 9 assez fortement ». Plusieurs universités, qui devaient reprendre les cours en ce début de semaine, ont voté la reconduction de la grève, souvent jusqu'à lundi, comme Paris IV, Bordeaux-III, Toulouse II et III et Montpellier III. Paris-XII, à Créteil et Paris-Est Marne-la-Vallée étaient en grève partielle. Paris VIII était bloquée totalement. A Lyon II, la présidence de l'université a fermé ses deux campus jusqu'à nouvel ordre, au lendemain d'échauffourées.

A Caen, où plusieurs bâtiments étaient fermés, 250 étudiants selon la police ont bloqué mardi après-midi une avenue devant l'université. Le gouvernement pour sa part s'en tient aux concessions qu'il dit avoir
consenties sur le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs - publié samedi au journal officiel -, au gel des suppressions d'emplois dans les universités en 2010-2011 et aux reculs sur certaines mesures de la réforme de la formation des enseignants.
« Passer un décret un week-end n'a fait que mettre de l'huile sur le feu. La mobilisation et la colère sont majoritaires », a affirmé Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup-FSU (premier syndicat), demandant des « gestes du ministère » sur les réformes. La coordination nationale des universités, qui appelait aussi à cette journée, se réunit à nouveau mercredi, à l'université Paris-IV, pour décider de la suite des actions.

Pour l'association « Sauvons l'université » (SLU), cela va « relancer le mouvement car les collègues sont outrés par le caractère provocateur du gouvernement ».

A l'approche des examens, les appels à la reprise des cours se sont toutefois multipliés. Le Sgen-CFDT (enseignants) a recommandé la fin aux blocages et la tenue des cours et examens. Deux organisations étudiantes européenne, l'European Students' Union (dont la Fage) et l'European Democrat Student (dont fait partie l'Uni) ont aussi appelé à « sauver le second semestre » et à ce que les étudiants passent leurs
examens.

Par ailleurs, la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé aujourd'hui une ralonge de 600 000 € pour l'université de Valenciennes. Cette université avait reçu le label de campus innovant en novembre 2008. « À ce titre, ce pôle universitaire va recevoir 20 millions d'euros, et 600 000 euros supplémentaires vont lui être attribués dès aujourd'hui pour commencer le chantier le plus vite possible. L'idée est de créer un parc d'activité pour devenir en cinq ans le centre européen des transports durables. »

Mobilisation historique contre le projet de la loi Bachelot (L'Expansion)

LExpansion.fr - Médecins, infirmiers, aides-soignantes, ils étaient entre 8 000 et 18 000 personnes, selon les sources, à défiler ce mardi à Paris contre le projet de réforme de l'hôpital. De son côté, la réforme des enseignants chercheurs n'a mobilisé qu'entre 1 600 et 12 000 personnes dans la capitale...

Les deux cortèges des personnels hospitaliers et des enseignants chercheurs, qui manifestent mardi conjointement contre la politique du gouvernement, se sont réunis à 13H30 dans une ambiance conviviale à Port-Royal, ont constaté deux journalistes de l'AFP.

Les manifestants contre le projet de loi Bachelot réformant l'hôpital --de 18.000 à 20.000 médecins, infirmières et aide-soignant(e)s, dont certains "grands pontes" comme Bernard Debré ou René Frydman, selon la CGT (8.000 selon la police)-- ont rejoint quelque 12.000 enseignants chercheurs opposés à la réforme de l'université, selon le Snesup-FSU, 1.600 selon la police.

Les deux banderoles "Pour la qualité et l'égalité d'accès aux soins, défendons l'hôpital public contre la suppression d'emplois et contre l'hôpital-entreprise" et "Recherche enseignement supérieur pour la défense du service public" étaient placées en tête du cortège commun, tandis que les manifestants défilaient vers le Sénat aux cris de "Résistance !" et "Sauvons le service public".

Des jeunes portant des cagoules ont scandé des slogans hostiles au projet de décret interdisant de se dissimuler le visage lors de manifestations: "Police partout, cagoules nulle part!", "La cagoule, c'est cool!" et "Tu veux ma photo?"

La tête du cortège est arrivée devant le Sénat où des élus sont venus à la rencontre des manifestants. Le vice président (PCF) de la haute assemblée Guy Fischer (PCF) a notamment assuré les personnels hospitaliers de sa "solidarité" avec leur combat, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Nous sommes contre la marchandisation de la santé. Il y a risque de privatisation avec des groupes privés en embuscade", a déclaré M. Fischer.

Participation faible des enseignants-chercheurs, étudiants et chercheurs...

Entre 3.300 (police) et 14.000 personnes (organisateurs) ont manifesté contre les projets de réforme dans l'enseignement à Paris, Marseille, Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Toulouse, Nantes et Brest selon les remontées des bureaux de l'AFP à 18H00, pour cette onzième journée de manifestations depuis le début du mouvement le 2 février.

La participation a été comparable à celle observée lors de la précédente journée, le 8 avril, marquée par un net essoufflement, avec entre 4.200 et 12.000 manifestants dans toute la France (évaluation portant sur huit villes).

Les journées du 10 février et du l9 mars avaient réuni jusqu'à 100.000 personnes selon les organisateurs (43.000 selon la police le 10 février, pas de chiffre disponible pour le 19 mars).

A Marseille, entre 400 et 500 personnes ont défilé. A Nancy, les manifestants étaient selon les sources entre 250 à 500, à Bordeaux entre 200 à 500, à Toulouse 500 selon l'AFP et 180 à Strasbourg selon la police. A Nantes et Brest, ils étaient quelques dizaines.

Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, "22 universités (sur 83 au total) étaient perturbées dont 9 assez fortement - dont, entre autres Grenoble III, Caen, Amiens".

Forte mobilisation universitaire à Paris, la grogne universitaire s'essoufle (AFP)

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PARIS (AFP) — Entre 8.000 et 20.000 personnels hospitaliers, dont certains "grands patrons" de services peu habitués à battre le pavé, ont défilé mardi à Paris contre le projet de réforme de l'hôpital, aux côtés de manifestants du monde universitaire dont la grogne a continué de s'essoufler.

Après cette mobilisation contre le projet de loi Bachelot sur la santé -qui doit être examiné au Sénat en mai- une réunion de responsables de la majorité sénatoriale a eu lieu à Matignon afin d'examiner d'éventuelles modifications au texte.

Cependant, après la réunion, Nicolas About (Union centriste), président de la commission des Affaires sociales, qui se réunit mercredi matin, n'a pas laisser présager de grands changements estimant qu'il y a déjà dans ce projet "une très grande cohérence qui impose que chacun trouve bien sa place".

L'appel à manifester se doublait d'un appel à la grève dans certains endroits, en particulier à l'AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris qui regroupe une quarantaine d'établissements), où il a été massivement suivi chez les médecins.

Selon le ministère de la Santé, le taux de grévistes à l'AP-HP a été de 50% chez les médecins et de 10% chez les autres salariés. Le "taux de mobilisation" (comprenant également les personnes "assignées" par les autorités afin d'assurer le service minimum) s'élevait à 73% chez les médecins et à 18% chez les autres salariés, a indiqué l'AP-HP.

Alors qu'il ne s'agissait pas d'une journée d'action nationale, des rassemblements ont tout de même eu lieu en province, comme à Marseille (300 personnes), Lyon ou Lille. A Caen, des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine autour du CHU pour dénoncer une "loi Bachelot qui tue l'hôpital".

En province, selon le ministère de la Santé, le taux de médecins grévistes a été de 12,7% et celui des autres salariés de 5,1%.

A Paris, partis de Montparnasse derrière une banderole revendiquant la "qualité et l'égalité d'accès aux soins" et la défense de l'hôpital public et protestant contre "les suppressions d'emplois" et "l'hôpital-entreprise", les manifestants étaient 8.000 selon la police, entre 18.000 et 20.000 selon la CGT.

Beaucoup avaient revêtu leur blouse blanche. Dans les rangs, on reconnaissait des chefs de service hospitaliers de l'AP-HP très médiatiques ou politiques, de droite comme de gauche, tels Bernard Debré (par ailleurs député UMP) ou René Frydman, aux côtés des autres catégories de personnels.

La CGT ou Sud Santé étaient très présents, mais aussi la CFDT de l'AP-HP.

L'examen du projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires" (HPST) doit commencer le 11 mai au Sénat. Les dispositions faisant du directeur le "seul patron" de l'hôpital sont contestées par l'ensemble des manifestants qui jugent notamment le contre-pouvoir médical insuffisant.

Répondant aux manifestants, Mme Bachelot, a affirmé que l'hôpital "crée des emplois" et que le projet de loi "renforce" le "pouvoir médical".

Le cortège parisien a rencontré celui des enseignants-chercheurs, étudiants et chercheurs qui protestaient contre les réformes dans l'enseignement, lesquels étaient moins nombreux que lors de journées d'action précédentes.

Entre 3.200 (police) et 14.000 (organisateurs) d'entre eux ont manifesté à Paris, Marseille, Bordeaux, Nancy, Strasbourg et Toulouse, pour cette onzième journée de manifestation depuis le 2 février, selon les bureaux de l'AFP.

28.04.2009

Les universitaires affirment leur détermination (France 24)

France24.com - Universitaires et étudiants sont mobilisés, ce mardi, pour réaffirmer au gouvernement leur refus de la réforme des universités qui constitue, à leurs yeux, une réelle menace pour l'avenir de l'enseignement supérieur.

Etudiants, enseignants, chercheurs et personnels administratifs se sont réunis, mardi, près de l'université de Jussieu, dans le Ve arrondissement de Paris, au son du slogan "Le savoir n’est pas une marchandise, l’université n’est pas une entreprise !"


Il s’agit de leur 11e journée de manifestation depuis le début de la mobilisation, le 2 février.


Tous sont là pour défendre l’université comme service public. C’est pourquoi la manifestation de ce mardi est organisée conjointement avec celle des personnels de santé opposés au projet de loi Bachelot. Les deux cortèges se sont rejoints en début d’après-midi pour défiler ensemble jusqu’au Sénat.


Des étudiants de la Sorbonne affichent leur mécontentement.

Depuis plus de trois mois un bras de fer oppose la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, aux étudiants et professeurs du supérieur qui dénoncent plusieurs points de la réforme.


Au cœur du litige, la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités, dite LRU, qui prévoit notamment de donner davantage d’autonomie aux universités y compris pour ce qui est de leur gestion financière, mais aussi la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Laquelle introduit la notion - contestée - de "modulation" par les présidents d'université des heures d'enseignement des professeurs.

 

"L’université est en danger"


"Il faut que toute la loi LRU soit retirée, tous les décrets en découlent", explique Claire. "Avec la loi LRU, c’est le service public qui est menacé", renchérit Clémence. Agées de 18 et 19 ans, elles sont toutes deux étudiantes en cinéma.

 


Dominique, enseignante en sciences informatiques à Paris-12, s’inquiète des conséquences de cette réforme : "L’accès à l’enseignement supérieur sera de plus en plus inégalitaire, avec notamment la sélection par l’argent."

 

Pour Claire et Clémence, étudiantes en cinéma, la loi LRU menace la notion de service public.


Pour Yann Philippe, professeur des civilisations américaines à l’université de Reims et membre du collectif "Sauvons l’université", "l’université est en danger, l’avenir des petites universités est en jeu et l’avenir des étudiants les plus défavorisés qui ne pourront pas aller dans les plus grandes universités est menacé."


"Le gouvernement est sourd !"


Anne, Françoise et Estella, enseignantes à la Sorbonne, sont venues manifester ensemble, toutes matières et grades confondus, parce que "ce qui se passe dépasse les cas particuliers", estiment-elles.


"Le gouvernement a passé le décret en douce pendant les vacances", dénonce Estella. "C’est notre contrat de travail qui est modifié sans négociations préalables !" s’indigne Anne, professeure d’anglais, faisant référence à la réforme du statut des enseignants-chercheurs, autre point d’achoppement de la réforme.

 

Enseignantes à la Sorbonne, Anne, Françoise et Estella sont venues manifester ensemble parce que "ce qui se passe dépasse les cas particuliers".


"Il y a une idéologie sous-jacente à cette réforme qui ne nous plaît pas, qui est la privatisation. C’est tout un projet de société qui est en jeu, c’est le modèle français de service public qui est en danger", explique Estella. "Le gouvernement est sourd ! s'emporte Françoise. Ce qu’on souhaite c’est qu’on déchire la copie, qu’on retire les décrets, et qu’on mette autour d’une table, les personnes concernées avec les syndicats et les collectifs comme 'Sauvons la recherche' et 'Sauvons l’université'."


La mobilisation reste forte


Malgré plus de deux mois et demi de conflit, la détermination des manifestants ne faiblit pas. "On restera là aussi longtemps que le gouvernement ne répondra pas aux questions des universitaires, des personnels administratifs et des étudiants", s’exclame Françoise, professeure de sciences économiques.


Ils étaient environ 12 000 à manifester ce mardi à Paris, selon les organisateurs, 1 600 selon la police.


D'après Yann Philippe, du collectif "Sauvons l’université", c’est précisément "la politique de surdité du gouvernement qui alimente le mouvement".

 

Selon Yann Philippe, du collectif "Sauvons l’université", c’est "la politique de surdité du gouvernement qui alimente le mouvement."