06.03.2009

24 000 à 43 000 personnes ont défilé (Nouvel Obs)

649813.jpg

NouvelObs.com - Les manifestations contre les réformes dans l'enseignement ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dans toute la France jeudi 5 mars. Ils étaient entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants à défiler. La formation des maîtres, le statut des enseignants-chercheurs, l'autonomie des universités ont mobilisé entre 9.000 (police) et 20.000 (FSU) à Paris.
Partis de la place Denfert-Rochereau, ils se sont arrêtés au métro Varenne, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Universitaires, chercheurs, Biatoss, ITA, étudiants unis pour l'enseignement supérieur et la recherche". Les Biatoss et ITA sont des personnels administratifs, techniciens, ingénieurs et bibliothécaires.
Une autre banderole, en tête également, proclamait : "non à la casse des universités et de la recherche, non à la destruction des statuts".

La Guadeloupe dans les esprits


"IUFM (institut de formation des maîtres, ndlr) en colère, non à la démolition de la formation des maîtres, retrait immédiat de la réforme Sarkozy-Darcos-Pécresse", lisait-on encore sur une autre banderole.
Certains scandaient "l'autonomie des facs pour le gouvernement, c'est tous dans la merde sauf celles qui ont de l'argent".
Sur une affiche on pouvait lire par ailleurs: "Guadeloupe partout, grève générale".
"Le mouvement en Guadeloupe, qui a réussi à mobiliser et obtenir des résultats, ne peut que nous aider dans notre mobilisation," a déclaré dans le cortège Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première fédération de l'Education.

Entre 2.500 et 3.000 à Lyon


A Lyon, entre 2.500 (police) et 3.000 (organisateurs) sont descendus dans la rue. Ils étaient entre 2.000 à 3.200 à Rennes, entre 2.000 à 3.000 à Toulouse, entre 1.700 et 2.000 à Nantes.
A Grenoble, entre 800 et 2.500 étudiants, enseignants-chercheurs, mais aussi salariés de Caterpillar et Schneider Electric ont manifesté puis se sont rassemblés devant le siège du Medef. Une manifestation à Bordeaux a réuni entre 1.800 et 2.500 personnes selon les sources, en majorité des étudiants. A Montpellier, entre 800 et 1.000 ont battu le pavé, à Caen, on en relevait entre 1.200 et 1.500.
A Lille, une manifestation a rassemblé environ 500 personnes (moitié des enseignants-chercheurs et moitié étudiants. A Nancy, ils étaient entre 500 et 1.200, selon les sources, à Tours, entre 250 et 300, à Brest, entre 160 et 200, entre 200 et 300 à Quimper, en majorité des étudiants notamment de l'IUT, ou encore entre 200 et 250 à Strasbourg.

Fermeture d'une université de Saint-Etienne


A noter qu'à Saint-Etienne, la fermeture administrative du principal site de l'Université Jean-Monnet (UJM), décrétée mardi, n'était toujours pas effective jeudi, à cause de son occupation par des étudiants qui organisent son blocage. Quelque 6.000 étudiants n'avaient pas cours.
A Toulouse, la faculté de lettres du Mirail a voté jeudi matin un blocage total de l'université avec suspension des cours à partir de jeudi soir. L'université des Sciences Paul Sabatier a de son côté voté le principe de blocage avec une mise en œuvre prévue pour le début de semaine prochaine.
(avec AFP)

Universités : La mobilisation ne faiblit pas (Le Figaro)

b6c07382-09a4-11de-ba4f-82b7a61ef5d8.jpg

LeFigaro.fr - Les avancées dans les négociations avec le ministère, pourtant jugées satisfaisantes par les syndicats et les présidents d'universités, n'ont pas suffi à convaincre plusieurs milliers d'enseignants et d'étudiants.

Le mouvement de grogne dans les universités ne faiblit pas. Entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants ont manifesté jeudi à Paris et en province contre les réformes gouvernementales dans l'enseignement supérieur. Lors des deux précédentes journées d'action, les jeudis 19 et 26 février, entre 15.000 et 30.000 manifestants avaient été recensés.

A Paris, quelques milliers de personnes ont commencé à défiler vers 15h30 depuis la place Denfert-Rochereau. Environ 3.000 étudiants et enseignants ont également défilé à Lyon, 2.500 à Rennes et à Toulouse, 2.000 à Bordeaux et à Nantes, 1.500 à Grenoble, 1.300 à Caen, 900 à Montpellier, 500 à Lille et Marseille, 200 à Brest, 250 à Quimper, Tours, Nice ou encore Strasbourg, 200 au Mans…

A Nantes, où la faculté de lettres a été occupée par une trentaine de personnes dans la nuit de mercredi à jeudi, la direction de l'université a porté plainte après que des dégradations ont été commises à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments. Un rétroprojecteur et des micros ont notamment été cassés et de nombreux tags ont été peints sur les murs.

 

Les syndicats maintiennent la pression

Malgré l'ouverture de négociations avec la ministre de l'Enseignement supérieur et la réécriture totale du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, et la promesse du gouvernement de ne pas supprimer de postes en 2010 et 2011, les principaux syndicats veulent «maintenir la pression». Ils souhaitent notamment obtenir le rétablissement des postes supprimés en 2009, le report de la réforme de la formation des maîtres ou encore des mesures contre la précarité étudiante.

Mardi soir pourtant, les syndicats s'estimaient globalement satisfaits après la réécriture du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs. Seule la question de leur promotion restait à négocier lors d'une nouvelle rencontre avec la ministre prévue vendredi.

Jeudi après-midi, les présidents d'universités réunis en assemblée plénière estimaient quant à eux que la situation se dirigeait vers une «sortie de crise», évoquant «des avancées sérieuses» sur la question du statut des enseignants-chercheurs et celle des «moyens humains» des universités.

(Photo : Toulouse)

Entre 24 000 et 43 000 manifestants ce jeudi (20 Minutes)

article_photo_1236268356003-1-0.jpg

20Minutes.fr - UNIVERSITE - Malgré les avancées obtenues sur le décret réformant leur statut...

Ils étaient encore entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants à manifester ce jeudi en France, selon un décompte non exhaustif des bureaux de l'AFP à 18h portant sur 17 villes. Malgré l'avancée des négociations avec Valérie Pécresse et sa médiatrice, ils ont de nouveau défilé contre les réformes gouvernementales dans l'enseignement supérieur.

>> Pour consulter notre carte interactive de la mobilisation, cliquez ici

A Paris, entre 9.000 (police) et 20.000 (FSU) personnes ont manifesté de la place Denfert-Rochereau au métro Varenne, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: «Universitaires, chercheurs, Biatoss, ITA, étudiants unis pour l'enseignement supérieur et la recherche» (les Biatoss et ITA sont des personnels administratifs, techniciens, ingénieurs et bibliothécaires, ndlr).

A Lyon, près de 2500 enseignants-chercheurs et étudiants ont défilé de la Place des Terreaux (1er) jusqu'à la Bourse du travail (3e). Ils étaient entre 2.000 à 3.200 à Rennes, entre 2.000 à 3.000 à Toulouse, entre 1.700 et 2.000 à Nantes.

A Grenoble, entre 800 et 2.500 étudiants, enseignants-chercheurs, mais aussi salariés de Caterpillar et Schneider Electric ont manifesté puis se sont rassemblés devant le siège du Medef.

Une manifestation à Bordeaux a réuni entre 1.800 et 2.500 personnes selon les sources, en majorité des étudiants. A Montpellier, entre 800 et 1.000 ont battu le pavé, à Caen, on en relevait entre 1.200 et 1.500.

A Lille, le cortège a compté environ 500 personnes (moitié des enseignants-chercheurs et moitié étudiants), à Aix-en-Provence et Marseille, ils étaient entre 200 et 1.000 et entre 280 à 300 à Nice.

A Nancy, ils étaient entre 500 et 1.200, selon les sources, à Tours, entre 250 et 300, à Brest, entre 160 et 200, entre 200 et 300 à Quimper, en majorité des étudiants notamment de l'IUT, ou encore entre 200 et 250 à Strasbourg.

A noter qu'à Saint-Etienne, la fermeture administrative du principal site de l'Université Jean-Monnet (UJM), décrétée mardi, n'était toujours pas effective ce jeudi, à cause de son occupation par des étudiants qui organisent son blocage. Quelque 6.000 étudiants n'avaient pas cours.

A Toulouse, la faculté de lettres du Mirail a voté jeudi matin un blocage total de l'université avec suspension des cours à partir de jeudi soir. L'université des Sciences Paul Sabatier a de son côté voté le principe de blocage avec une mise en oeuvre prévue pour le début de semaine prochaine.
Avec agence

Toulouse : Moins de manifestants mais plus de bruit (La Dépêche)

 

200903061276_w350.jpg

LaDepeche.fr - Les tambours de l'IUT ont réchauffé hier le cœur des manifestants de l'enseignement supérieur. Car en plus d'un temps de chien, le rassemblement des étudiants et des enseignants chercheurs n'a pas fait le plein, contrairement aux précédentes manifs des facs toulousaines. En dépit des rangs clairsemés (environ 2 000 personnes du côté des syndicats et de la police), les roulements de tambours énergiques et la reprise des slogans «Tous dans la rue contre la LRU», ont donné du punch au défilé, entre la place du Capitole et les boulevards de Strasbourg, d'Arcole et Lascrosses. Après un sitting en face le centre commercial de Compans, les étudiants se sont offert le luxe de sprinter en direction de la Cité administrative, par une autre voie que celle imaginée par la police. Hier, les forces de l'ordre ont affiché leur présence discrètement mais fermement.

Durcissement

Depuis le début du mouvement de contestation universitaire, tout le monde a noté le soudain déploiement de compagnies aux endroits stratégiques. Au bout de la rue de la Cité administrative, un peloton d'une vingtaine d'hommes a joué les gardiens du temple académique, en formant un cordon de sécurité à l'intérieur du site. Derrière les grilles, les manifestants, tout en chantant « École, on t'aime école on te sauvera » ont redoublé d'efforts pour faire entendre leur voix. Et pendant qu'une délégation était reçue par l'inspecteur d'académie, les forces en présence se sont jaugées du regard, durant trois quarts d'heure.

Finalement, après la sortie de la délégation, la manif s'est dispersée d'elle-même sans débordement. Cependant, les participants ou les observateurs ont aussi retenu le durcissement de la lutt : à la fac du Mirail, dès ce matin, des piquets de grève sont prévus; de nouvelles manifestations le 11 mars et le 19 mars, dans le cadre d'un appel interprofessionnels, sont aussi programmées.Aujourd'hui, ce sont les parents d'élèves et l'école élémentaire qui se mobilisent. L'essoufflement de la révolte n'est qu'apparent.