07.05.2009

Le ministère de Pécresse brièvement occupé, une centaine d'interpellations (AFP)

ALeqM5h8y8v52oPFz7m-VFhjdJspEos2PQPARIS (AFP) — Le ministère de l'Enseignement supérieur a été brièvement occupé jeudi après-midi par des étudiants qui ont réclamé la démission de la ministre Valérie Pécresse et dénoncé les réformes en cours, à l'issue de quoi une centaine de personnes ont été interpellées.

"Une annexe du ministère a été occupée" par "moins d'une centaine d'étudiants" qui ont été rapidement "évacués par les forces de l'ordre", a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre.

"Il y a eu des dégradations, notamment une porte a été forcée, il y aura un dépôt de plainte", a-t-on ajouté.

Une centaine de personnes ont été conduites au commissariat suite à ces dégradations, a-t-on indiqué de source policière, confirmant des informations sur une centaine d'interpellations données par des enseignants ayant manifesté aux abords du ministère, dans le Quartier latin à Paris.

"On demande la démission de Valérie Pécresse, l'abrogation de la LRU (loi sur l'autonomie des universités, ndlr) et le retrait de la +masterisation+ avant toute négociation", avait expliqué à l'AFP pendant l'occupation un étudiant de Paris-I, souhaitant garder l'anonymat.

"On est une centaine, on a réussi à investir les bâtiments principaux", avait déclaré un autre étudiant, également désireux de rester anonyme.

Selon l'entourage de la ministre, les slogans entonnés ne concernaient pas uniquement l'enseignement, par exemple "des papiers pour tout le monde".

La "masterisation" est la réforme de la formation des enseignants.

Aux abords du ministère, des manifestants ont été "tapés à la matraque" par les forces de l'ordre qui ont fait usage d'une "violence disproportionnée" alors que la manifestation était "calme", a dit à l'AFP Valérie Robert, maître de conférence à Paris-III et membre de Sauvons l'université (SLU).

Le ministère de l'enseignement supérieur brièvement occupé (Le Monde)

h_9_ill_1190368_4bb8_090054.jpgLeMonde.fr - Le ministère de l'enseignement supérieur a été brièvement occupé, jeudi 7 mai dans l'après-midi, par des étudiants qui ont réclamé la démission de la ministre Valérie Pécresse et dénoncé les réformes en cours. "Une annexe du ministère a été occupée" par "moins d'une centaine d'étudiants" qui ont été rapidement "évacués par les forces de l'ordre", a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre. "Il y a eu des dégradations, notamment une porte a été forcée, il y aura un dépôt de plainte." Une centaine de personnes ont été interpellées et conduites au commissariat.

"On demande la démission de Valérie Pécresse, l'abrogation de la LRU [loi sur l'autonomie des universités] et le retrait de la 'mastérisation' avant toute négociation", avait expliqué pendant l'occupation un étudiant de Paris-I. Selon l'entourage de la ministre, les slogans entonnés ne concernaient pas uniquement l'enseignement mais, par exemple, "des papiers pour tout le monde".

h_4_ill_1190366_4196_089973.jpgAux abords du ministère, des manifestants ont été "tapés à la matraque" par les forces de l'ordre qui ont fait usage d'une "violence disproportionnée" alors que la manifestation était "calme", a de son côté indiqué Valérie Robert, maître de conférence à Paris-III et membre du collectif Sauvons l'université.

Arrestation massive, rue Monge à Paris (Bella Ciao)

BellaCiao.org - Arrestation massive de militants rue Monge. Le jeudi 7 mai, 17h.

Alors que le gouvernement, plus particulièrement les ministres Pécresse et Darcos, poursuivent aveuglément les réformes de l’éducation en France, plus de 150 étudiants, enseignants et travailleurs mobilisés sont en cours d’interpellation rue Monge, à Paris. S’inscrivant dans le mouvement contre ces réformes de marchandisation de l’université et de l’éducation, et plus largement contre les politiques de privatisation des services publics et d’expulsion des sans-papiers, ils tentaient d’occupper une antenne du ministère de l’enseignement supérieur.

Une fois de plus les grèves et mouvements de protestations sont criminalisées, et ceci malgré le soutien que leur porte une part de plus en plus grande des français.

Ils viennent d’être transféré dans le commissariat du 11ème, passage dallery, métro Voltaire. Un rassemblement de soutien vient d’être appelé devant le commissariat.

Université de Provence : Entre 200 et 300 étudiants dans la rue (7 mai 2009 - 16h14) (La Provence)

LaProvence.com - Entre 200 et 300 étudiants, dont une majorité de l'Université de Provence qui est perturbée depuis trois mois, manifestent en ce moment, du Vieux-Port à la Timone, contre les réformes de l'enseignement.

Plusieurs enseignants et enseignants-chercheurs se sont joints au défilé. Toujours en ligne de mire, la loi LRU sur l'autonomie des universités. "Malgré les menaces du gouvernement de sanctions financières contre les profs et d'intervention de la police contre les étudiants dans les facs, nous continuons notre lutte, en espérant gagner", explique un des leaders du comité de mobilisation de la fac saint-Charles, Julien.

En fin de manif, les étudiants doivent rencontrer des personnels de l'Assistance publique, à La Timone, qui sont eux, opposés à la réforme de l'hôpital.

Manif du 7 mai : Le mouvement dans les facs lyonnaises s'effriterait-il? (LyonCapitale.fr)

Manif070509.jpgLyonCapitale.fr - Quatorzième semaine de mobilisation et quatorzième manif du jeudi. Mais cette fois-ci les étudiants et enseignants-chercheurs n'étaient pas au rendez-vous. 500 selon la police et un millier, selon Olivier Gandrillon, chercheur au CNRS et membre de “Sauvons la recherche”. Habituellement, ils étaient entre 1500 et 2000.


Ce chercheur de Lyon 1, figure du mouvement lyonnais, relativise : “après plus de trois mois de conflit on devrait plutôt être cinquante militants”. Julie Kuentz de la FSE, principal syndicat de Lyon 2, met, elle, en avant des “étudiants qui ont peur de la proximité des examens”. “Ils restent chez eux à étudier. Car on ne sait pas sous quelles formes se dérouleront les examens”. Un étudiant en droit confirme : “j'ai des épreuves qui sont maintenues sur des cours auxquels je n'ai pu assister”.
C'est donc davantage la proximité des examens plus que les menaces du gouvernement UMp et de sa majorité UMP contre les universitaires frondeurs qui semble expliquer l'effritement de la mobilisation.
La ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse souhaite notamment que soient sanctionnés de retenues de salaire, ceux qui entravent volontairement le fonctionnement du service public.
Le représentant de Sauvons la recherche ne sourcille pas. “Soyons sérieux, on n'a pas fait trois mois de grève pour arrêter quand ils sortent le gros bâton. Si Pécresse procède à des retenus de salaire pour les enseignants qui font de la rétention de notes, elles peut oublier ces notes !”, poursuit Olivier Gandrillon. Pour lui, seule l'ouverture de vraies négociations sur l'ensemble des dossiers (autonomie des universités, suppressions de poste, instituts de recherche et “masterisation” de la formation des enseignants) pourrait faire “baisser la tension”.

Rétention de notes à Lyon 1
A Lyon 1, les profs grévistes se sont engagés à organiser des examens de fin de semestre mais “retiendront les notes”. “Ils bloqueront, de fait, l'année universitaire”, continue Olivier Gandrillon. A Lyon ce sont les filières sport, math, biologie et informatiques qui sont les plus concernées par le mouvement. Selon un communiqué de l'assemblée générale de Lyon 1, “80 % des cours de ces filières n'ont pas eu lieu ”. En outre “160 personnes” auraient démissionné de plus de 600 responsabilités administratives et la “rétention massive” des notes du premier semestre bloque la validation des semestres et, du coup, des diplômes pour environ 4000 étudiants concernés.
A Lyon 2, l'université lyonnaise la plus mobilisée contre les réformes Pécresse et Darcos, certains cours ont repris malgré la persistance d'un blocage qui semble de plus en plus intermittent. Mais la situation reste très confuse (Lire notre article). Le conseil d'administration devrait se prononcer vendredi 15 mai sur les modalités d'examen.