07.02.2009
L'université de Strasbourg inaugurée sous les lacrymos (Libé Strasbourg)
LibeStrasbourg.blogs.liberation.fr - SOCIETE - Les personnalités invitées à l'inauguration de l'université unique de Strasbourg (UdS) ce jeudi ont du trouver que champagne et petits fours avaient un goût amer. La faute aux gaz lacrymogènes utilisés à l'extérieur du palais universitaire pour repousser les manifestants venus exprimer leur mécontentement à l'occasion de la venue de la ministre Valérie Pécresse. Récit d'une inauguration sous haute tension.
10h25. Environ 300 manifestants, des étudiants pour la plupart, sont rassemblés sur les escaliers et sur le perron du palais universitaire. "Pécresse démission !", scandent-ils. Au fronton du bâtiment est accrochée une banderole en forme de clin d'oeil à la naissance de la plus grande université française par le nombre d'étudiants (42.000), formée après la fusion au 1er janvier des trois universités strasbourgeoises : "Elle est unique et elle est en grève". Les gendarmes mobiles ont installé des barrages de part et d'autre du palais universitaire, rue Goethe et rue de l'Université.
10h30. Le gros des troupes arrive, en cortège depuis le campus de l'Esplanade. Il y a là des professeurs, des enseignants-chercheurs en lutte contre la réforme de leurs statuts, des étudiants qui dénoncent la loi sur l'autonomie et la "privatisation" des universités françaises, des élèves de l'IUFM. Un agrégat de conflits résumé par les pancartes : "Historien cherche entrepreneur pour le financer" ; "Master sans conscience = ruine de l'Education" ; "Profs sans avenir, quel avenir pour nos enfants ?" ; "Pécresse, fac off !". Il y a des sifflets et des grosses caisses. Cela fait un raffut d'enfer. Les manifestants sont désormais 2.000 environ. "L'UdS est à nous !", crient-ils.
10h45. Ambiance cosy à l'intérieur du palais universitaire. Les tables sont dressées, les verres soigneusement alignés, les caméras posées sur une estrade, face à la tribune d'honneur. De là, on n'entend quasiment pas le bruit des manifestants.
11h00. Alain Beretz, président de l'UdS, prend la parole. Valérie Pécresse est arrivée, elle a pris place au centre de la tribune. Trois personnes tentent de se mettre dans le champ des caméras, tenant chacune une feuille A4. Leur message dit "halte au mépris". D'autres pancartes similaires fleurissent de part et d'autre, de même qu'une banderole disant "Non au décret sur les statuts" des enseignants-chercheurs. Un homme se lève et interrompt le discours : "L'université est en grève. Cette inauguration est une mascarade !". "C'est cela...", reprend Alain Beretz, qui évoque ensuite les "moyens 2009", la formation des maîtres et la réforme du statut des enseignants-chercheurs : "Le président que je suis ne peut pas ignorer les interrogations et les contestations. J'en appelle à votre capacité à renouer le fil du dialogue", déclare-t-il à la ministre. Avant de faire l'éloge, Jean Sturm et Marc Bloch à l'appui, d'une "université fière de son passé, mais tournée vers l'avenir, innovante et ambitieuse".
11h20. Le président PS de la communauté urbaine, Jacques Bigot, est au micro : "Les expressions de contestation doivent être considérées comme une manière de se mobiliser pour le succès de l'université". Il appelle à la vigilance sur les moyens financiers des établissements d'enseignement supérieur. Le maire PS, Roland Ries, prend la suite et évoque une visite ministérielle qui s'inscrit "dans un contexte de crise générale de notre université et de notre recherche". Applaudissements.
11h30. A l'extérieur, ça barde. En haut des escaliers, les manifestants se pressent vers les accès au palais universitaire. Le cordon de policiers est comprimé. Les CRS débarquent et repoussent les contestataires à coups de matraques et de jets de gaz lacrymogènes. Ceux-ci s'infiltrent à l'intérieur du palais. Dans le hall, on commence à tousser et à pleurer. Livide, Alain Beretz quitte la tribune pour constater les dégâts. A l'intérieur, Paul Meyer, conseiller municipal délégué à la jeunesse, dénonce un "scandale" : "Si à chaque fois qu'un ministre se déplace on a besoin de moyens policiers aussi disproportionnés et de faire usage de la force...". A l'extérieur, consternée, l'ancienne ministre et eurodéputée Catherine Trautmann, vice-présidente de la communauté urbaine chargée de l'enseignement supérieur, se demande pourquoi les CRS ont réagi d'emblée aussi fort plutôt que d'appeler au calme. Les policiers sont intervenus sur un terrain appartenant à l'université, et a priori sans qu'on les ait requis, fait-elle aussi remarquer.
11h45. Valérie Pécresse prend la parole. Des policiers en civil ont pris place au pied de la tribune. Le préfet Jean-Marc Rebière surveille le tout, à quelques mètres. Des enseignants-chercheurs de l'UFR des sciences historiques, qui jouent à domicile (le siège de cette composante se trouve au palais universitaire), interrompent le discours ministériel, pour réclamer le "retrait des réformes". "Je vous écouterai, j'ai pris cet engagement. Je ne représente pas seulement ici les réformes, je représente la République qui rend hommage à l'Université de Strasbourg", affirme Valérie Pécresse. Elle veut conclure par une citation de Goethe, mais les cris de protestation reprennent. "Si vous ne me respectez pas, respectez au moins Goethe...", coupe Valérie Pécresse.
11h55. Pascal Maillard, professeur de littérature française, s'empare du micro. Il remet à la ministre l'Appel de Strasbourg et les 2.200 signatures qui l'accompagnent : "Merci, Mme la ministre, de faire un peu plus que lire cet appel. Il faut que vous l'entendiez."
12h05. Conférence de presse de Valérie Pécresse. Elle commence par la bonne nouvelle : dans le cadre du plan Campus, l'UdS va recevoir 375 millions d'euros. Un capital placé qui doit lui permettre de financer ses projets immobiliers, les intérêts servant à rembourser les constructions et rénovations effectuées par le biais de partenariats public-privé. Puis la ministre annonce "une charte de bonne application" sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs : "L'essentiel des craintes qui s'expriment vient de la manière dont le texte va être appliqué concrètement. Il faut que dès mercredi prochain, nous nous réunissions avec l'ensemble du monde universitaire (présidents d'université et syndicats représentatifs, selon un conseiller de la ministre) pour travailler sur la charte nationale de bonne application du texte, qui doit prendre en compte les spécificités de chaque discipline". Elle se dit "attentive à toutes les interrogations qui s'expriment et soucieuse d'y apporter une réponse". Et promet qu'elle est "une femme de dialogue et d'écoute".
T.C.
Lire aussi l'article de Sylvestre Huet sur le blog Sciences de Libération.
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Recherche : les étudiants solidaires de leurs profs (L'Etudiant)
Letudiant.fr - Entre 27 000 et 56 000 manifestants (étudiants, enseignants-chercheurs, personnels techniques et administratifs des universités) ont défilé le 5 février 2009, dans toute la France, notamment contre la modification du statut des professeurs d’universités. A Rouen, par exemple, les étudiants représentaient les trois quarts des 750 à 900 manifestants.
Valérie Pécresse réunira le 11 février 2009, toute la communauté universitaire
Dans le même temps, à Strasbourg, la Ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, qui venait inaugurer la plus grande université de France, a été chahutée. Elle a de nouveau cherché à "rassurer" en annonçant notamment qu’elle allait réunir le 11 février 2009, toute la communauté universitaire pour préciser les futurs pouvoirs des présidents d’universités et bâtir une "charte de bonne conduite".
Cette réunion interviendra le lendemain de la manifestation nationale à Paris, le 10 février 2009, et le même jour que la prochaine rencontre de la coordination nationale des universités.
En attendant, sur les campus, plusieurs enseignants-chercheurs, présents pendant les cours, ont à cœur d’expliquer aux étudiants, les raisons de leur mobilisation contre les réformes gouvernementales.
"Valérie fait du bon boulot"
Lors de son intervention télévisée, sur France 2, le 5 février 2009, Nicolas Sarkozy a indiqué que le gouvernement était prêt à discuter des "modalités" de l'évaluation des enseignants-chercheurs mais que son principe était "incontournable". Le Président de la République a notamment réaffirmé son soutien à Valérie Pécresse, en soulignant qu’elle "avait fait du bon boulot". Un sentiment que ne partagent pas du tout les enseignants-chercheurs et qui vont le faire comprendre à la Ministre de l’enseignement supérieur, le 10 février 2009, journée noire pour Valérie Pécresse qui risque bien d’affronter une vague de contestation sans précédent.
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06.02.2009
Huée à Strasbourg, Pécresse fait face à une véritable fronde (Média Part)
MediaPart.fr - La mobilisation a été forte, jeudi 5 février, contre les réformes en cours de l'université: des milliers de personnes ont manifesté dans une vingtaine de villes. A Strasbourg, l'inauguration de la nouvelle université par la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a été perturbée par des incidents, comme le montre la vidéo diffusée par Mediapart. Les CRS ont chargé les manifestants et fait usage de gaz lacrimogène.
12:14 Publié dans Presse écrite Manif 5 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Valérie Pécresse chahutée par les profs (20 Minutes)
20Minutes.fr - L'ambiance n'était pas trop à la fête. Devant un parterre d'officiels - et de profs en colère -, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a inauguré hier l'université de Strasbourg (UDS). Née le 1er janvier, de la fusion des trois anciens établissements d'enseignement supérieur de la ville, elle compte quelque 42 000 étudiants, ce qui en fait aujourd'hui la première université française par sa taille. En outre, avec 86 unités de recherche et 9 écoles doctorales, elle est aussi la quatrième en terme de potentiel de recherche. Un atout que les représentants des collectivités locales ont mis en avant hier.
« L'université fait partie de notre stratégie d'attractivité, laquelle nous permettra de rayonner en France, en Europe et dans le monde », a estimé Jacques Bigot, président (PS) de la CUS. Pour ce faire, a poursuivi l'élu en s'adressant à la ministre de l'Enseignement supérieur, « l'enfant attend le cadeau de sa marraine ». Le présent de baptême offert hier par Valérie Pécresse : 375 millions d'euros versés dans le cadre de l'opération Campus. Une somme qui vise à offrir une plus grande visibilité à l'UDS, au travers de projets immobiliers, telle la construction d'une maison de l'accueil international. Petit détail, mais de taille, la dotation prend la forme d'un capital dont on ne peut dépenser que les intérêts. Ainsi, placée à un taux de 4,25 %, elle devrait rapporter quelque 16 millions d'euros par an à la ville. « C'est une aide importante, consent Roland Ries, maire (PS). Mais il ne faut pas oublier que la somme donnée est un intérêt en fonction d'un placement. Or, dans la conjoncture actuelle, les placements peuvent être difficiles à réaliser. »
Bien qu'« exceptionnel », selon Valérie Pécresse, le montant de l'enveloppe allouée à l'UDS est presque passé inaperçu hier. Et pour cause... Célébrées dans un Palais universitaire sous haute protection policière, les cérémonies ont donné lieu à des actions de mécontentement d'une vingtaine d'enseignants-chercheurs, inquiets du changement de leur statut. Brandissant des banderoles du type « Halte au mépris » ou entonnant des slogans pendant son discours, ils ont aussi remis une pétition de 2 200 signatures à la ministre. Ils dénoncent, entre autres, un décret permettant aux présidents d'université de leur accorder ou non une promotion et de déterminer leur nombre d'heures de cours. Visiblement exaspérée, Valérie Pécresse a indiqué qu'elle organiserait « ce mercredi une réunion pour travailler à une charte nationale d'application du nouveau statut des enseignants-chercheurs ». La veille, les profs lui auront tenu la dragée haute en défilant à Paris.
12:10 Publié dans Presse écrite Manif 5 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un cortège de griefs contre les réformes universitaires (20 Minutes)
20Minutes.fr - La contestation joue les trouble-fêtes. Environ deux mille personnes ont manifesté hier matin. Parti du campus de l'Esplanade, le cortège s'est rendu jusque devant le Palais U, où se tenait la cérémonie. Il comptait bon nombre de scientifiques, dont Jean-Yves Hangouet, ingénieur à l'Observatoire de Strasbourg. « Le CNRS va être découpé en instituts pilotés par le gouvernement. Les retombées à court terme seront privilégiées au détriment de la recherche fondamentale », s'inquiète-t-il. Julie, future prof de maths, dénonce, elle, une précarisation due à la « remise en cause du statut de l'enseignant par un recours accru aux contractuels ».
Côté mobilisation, « tout le monde était représenté dans le cortège », se félicite Petra Tumova, secrétaire adjointe de la Confédération étudiante. Partant du même constat, la présidente de l'Unef-Strasbourg, Julie Joho, assure que « si la ministre n'ouvre pas le dialogue, la mobilisation se poursuivra ». Outre l'évolution du statut des enseignants-chercheurs, l'allocation de moyens aux établissements de l'enseignement supérieur en fonction de leurs résultats (loi LRU) compte parmi les points contestés. A l'issue du défilé, des incidents ont éclaté lorsque des CRS ont utilisé matraques et gaz lacrymogènes pour faire reculer la foule massée devant le Palais universitaire. Une intervention « scandaleuse » pour l'adjoint au maire (PS) de Strasbourg chargé de la Jeunesse, Paul Meyer.
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Pécresse sifflée à Strasbourg (L'Alsace)
LAlsace.fr - Le président de l’Université de Strasbourg, Alain Beretz, avait fait le pari d’assurer le déroulement normal de la cérémonie inaugurale de l’UdS, en présence d’un ministre très contesté, et, en même temps, de laisser entrer des invités, membres de sa propre communauté, qui allaient inévitablement se transformer en manifestants ! Pari presque tenu, jusqu’à la presque rupture, lorsque les cris de « Retirez les CRS » ont fait écho aux échauffourées, qui se déroulaient à l’extérieur, et que M.Beretz a dû se rendre lui-même aux portes du « Palais U », « pour voir ce qui se passe ».
De fait, pendant tous les discours, qui ont évoqué tour à tour les personnages illustres, dont les noms sont mêlés au passé glorieux de l’université, mais aussi les acteurs contemporains de la fusion, les cartons vengeurs n’ont cessé de proclamer : « Non au décret sur les statuts », « Halte au mépris »… Quand ce n’était pas les sifflets et les lazzis.
« La parole libre »
Le summum a été atteint lorsqu’après les représentants des collectivités, tous solidaires de l’université unique et plus ou moins des manifestants (plus pour Roland Ries et Jacques Bigot, moins pour Adrien Zeller et Guy-Dominique Kennel), Valérie Pécresse est passée au pupitre.
Prenant acte du fait que « l’Université est le lieu de la parole libre », la ministre a dû prendre sur elle et positiver pour délivrer son message à une université alsacienne, qui fut parmi les premières à accepter la règle de l’autonomie et la première à avoir réalisé la fusion de ses composantes. Haussant le ton pour couvrir les cris, elle a juste craqué un peu, rappelant alors ses contradicteurs aux valeurs fondamentales de l’université — « écoute et respect » — et au respect, encore, de la République qu’elle incarnait, a-t-elle rappelé, au-delà d’un ministère dans la tourmente.
« Bonne conduite »
Il y avait une Valérie Pécresse applaudie, qui annonçait une dotation en capital de 375 millions d’euros, dont les annuités serviront au financement du plan Campus mais aussi à son fonctionnement, et qui s’ajoute aux 57 millions d’euros du plan de relance. Mais, l’autre, celle des réformes, n’a pas trouvé grâce aux yeux des opposants, au nom desquels Pascal Maillard est venu déposer, juste avant la signature de la plaque commémorative, une pétition de 2 200 noms réunis par l’Appel de Strasbourg. Que pèsera la « charte de bonne conduite » qu’elle a annoncée hier, et proposée à une discussion qu’elle aurait, mercredi prochain, avec les représentants du monde universitaire ? Sachant qu’il s’agit d’un ensemble de garanties sur la façon dont les présidents d’université exerceront leurs nouveaux pouvoirs, en termes de promotion et de validation des compétences, mais… dans le cadre d’une réforme que Mme Pécresse maintient toujours. À Strasbourg, en tout cas, la tonalité n’est pas à l’apaisement : le conseil scientifique de l’UdS a voté, à une très grande majorité, une motion demandant le retrait des projets et réformes litigieux.
11:18 Publié dans Presse écrite Manif 5 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chahutée, Pécresse cherche à rassurer (Le Point)
LePoint.fr - Au quatrième jour de la mobilisation des professeurs d'universités, les étudiants, jusqu'à présent à l'écart du mouvement, ont participé jeudi aux manifestations. À Strasbourg, où elle venait inaugurer la plus grande université de France - pour laquelle elle a annoncé une dotation en capital de 375 millions d'euros dans le cadre de l'opération Campus -, la ministre Valérie Pécresse, chahutée, a de nouveau cherché à "rassurer". Les professeurs dénonçant principalement les futurs pouvoirs des présidents d'université, elle a promis une réunion le 11 février pour bâtir une "charte de bonne conduite" de ces derniers. Une réunion qui interviendra le lendemain d'une manifestation nationale à Paris, et le même jour que la prochaine rencontre de la coordination nationale des universités.
Jeudi, les étudiants ont représenté à Rouen les trois quarts des 750 à 900 personnes venues manifester derrière une banderole "Sauvons l'Université". À Nantes, ils ont entamé le blocus d'une partie de l'université. De Paris à Toulouse et de Lyon à Rennes, les enseignants sont descendus en nombre dans la rue, témoignant d'une alliance inédite - dans les mouvements récents seuls les étudiants se mobilisaient. Les manifestants étaient de 3.800 à 6.000 à Toulouse selon la police ou les organisateurs, de 3.800 à 10.000 à Bordeaux, de 3.600 à 10.000 à Paris, de 3.000 à 4.000 à Rennes, de 2.600 à 8.000 à Lyon, de 1.600 à 2.000 à Strasbourg et de 1.500 à 5.000 à Marseille.
Les manifestants étaient 1.300 à 1.600 à Grenoble, 1.200 à 2.000 à Nantes, 850 à 2.000 à Montpellier, 800 à 1.000 à Poitiers, 800 (selon les deux sources) à Orléans, 700 à 1.000 à Tours, 550 à 1.000 à Dijon, 300 à 700 à Metz, 300 à 500 au Havre, 300 à 400 à Nice, 200 à 350 à Brest. À Lille, la première secrétaire du PS Martine Aubry a défilé parmi les 700 à 2.000 manifestants, déclarant que "sous couvert d'autonomie, sous couvert de liberté, on réduit les moyens au lieu de se poser la vraie question : comment faire réussir nos enfants à l'université ?"
10:51 Publié dans Presse écrite Manif 5 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Retour sur une journée mouvementée (Dernières Nouvelles d'Alsace)
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a inauguré hier matin au Palais U la toute nouvelle Université de Strasbourg (UdS) dans un climat agité. Des incidents ont opposé forces de l'ordre et manifestants à l'extérieur du bâtiment, alors qu'à l'intérieur, des enseignants-chercheurs ont perturbé la cérémonie.
DNA.fr - Hier matin à Strasbourg, en marge de l'inauguration de l'Université de Strasbourg par Valérie Pécresse, des incidents ont opposé les forces de l'ordre à des manifestants qui essayaient de pénétrer dans le Palais universitaire, où se déroulait la cérémonie. Les policiers en civil et les services de sécurité qui contrôlaient les lieux ont rapidement été débordés.
Des échanges de coups ont eu lieu entre les deux parties avant qu'un peloton de CRS ne soit appelé en renfort et ne donne la charge. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de leurs matraques pour disperser les manifestants. Le bilan est de quelques blessés légers du côté des manifestants et des policiers.
Après l'intervention des CRS, les manifestants sont restés devant le Palais universitaire jusqu'à 12h30 avant de se disperser dans le calme.
Cérémonie perturbée dans le Palais universitaire
A l'intérieur du Palais universitaire, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a été chahutée, avant et pendant son discours, par plusieurs dizaines d'enseignants-chercheurs réclamant l'abandon des réformes. Une pétition lui a été remise par le collectif de l'Appel de Strasbourg en fin de cérémonie.
Valérie Pécresse a ensuite participé à une table ronde organisée avec des étudiants en architecture de l'Institut national des sciences appliquées de Strasbourg, puis s'est éclipsé pour regagner son avion. Elle a rejoint Paris hier en début d'après-midi.
1600 à 2000 manifestants le matin
Un peu plus tôt le matin, une manifestation emmenée par les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels non-enseignants de l'UdS avait rassemblé près de 2000 personnes. Le cortège, qui s'était formé en début de matinée sur le parvis de la faculté de Droit, a pris ma direction du Palais universitaire vers 9h45 pour l'atteindre une demi-heure plus tard.
10:39 Publié dans Presse écrite Manif 5 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



